Une campagne électorale est un temps fort et indispensable de la vie démocratique ; elle est le moment où s’affrontent les idées,
les projets et ceux qui les portent. Sans campagne pas de possibilité de choix et sans choix pas de possibilité d’exercer son pouvoir de citoyen. Mais les campagnes électorales
sont ambivalentes car elles ont aussi leur face noire, une dimension peu glorieuse qui ne grandit pas la démocratie.
Tout d’abord une campagne électorale et singulièrement une campagne présidentielle c’est la course aux promesses en tous sens, souvent irréalisables ; il s’agit de dire à l’électeur ce
qu’il a envie d’entendre, le tout étant en général emballé dans un slogan qui augure de lendemains radieux (« La France Unie » Mitterrand 1988, « La France en grand, la
France ensemble” Chirac 2002, « Ensemble tout devient possible » Sarkozy 2007). Tous les candidats se prêtent à ce petit jeu, continuant finalement à prendre
les électeurs pour de grands naïfs, ces derniers ayant à faire un choix entre le possible, le crédible, le plausible et le risible.
L’autre aspect sombre d’une campagne électorale c’est l’accumulation soudaine de mesures catégorielles et clientélistes par le pouvoir en place à quelques mois du scrutin ; l’intérêt
général est alors balancé par la fenêtre, puisqu’il s’agit de caresser dans le sens du poil des clientèles électorales sur la base de leurs seuls intérêts particuliers. L’idée étant
qu’en contentant un petit peu chaque catégorie on pourra finalement bénéficier de leurs voix… et 1+1 finira bien par faire l’élection.
Dans ce contexte le gouvernement actuel s’en donne à cœur joie depuis quelques jours : annonce de la prime à
1000 euros – qui devrait faire au final quelques centaines de milliers d’heureux salariés principalement dans les groupes du CAC 40, annonce de relèvement du seuil d’imposition pour l’ISF dès cette année – qui concerne 300 000 foyers fiscaux et les dispense de payer l’ISF,
reconduction en
catimini des dispositifs de TVA allégée sur la restauration alors que la mesure est quasi unanimement considérée comme un échec – quelques dizaines de milliers de restaurateurs
bénéficiaires mais qui sont de puissants relais d’opinion.
La campagne peut même devenir, dans les cas extrêmes, un temps de suspension de l’action politique dans ce qu’elle a de noble et de réfléchi. Nous n’en sommes pas là mais nous
partons sur des bases élevées ce qui n’est pas très rassurant… espérons que l’avenir nous donnera tort.
Cet article a été posté le 5 mai 2011 dans la catégorie 2012, Chroniques. Vous pouvez suivre la discussion par ce flux : RSS
2.0.
Election présidentielle 2012
Il reste 11 mois et 16 jours avant la date probable du premier tour de la prochaine élection présidentielle dont le 1er tour aura lieu le 22 avril 2012.
Elle débute assez
mal:
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BATAILLE DE COM' AVANT 2012
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DSK et la Porsche : la photo qui emballe le Web et ravit l'UMP et pendant ce temps là nous nous serrer la
ceinture.
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Le probable candidat à la primaire PS est attaqué -notamment par Hortefeux- sur son côté"bling-bling". "Ce n'est ni sa voiture" ni un
sujet de campagne, peste sur Le Post un proche de DSK.Demain la riposte sera probablement:"Le Fousquet ou le bateau d'un milliardaire ou etc ....
Souvenons nous que les présidents de la 5éme république qui ont le plus changé LA FRANCE ,selon un sondage IFOP pour Sud-Ouest Dimanche
sont dans l'ordre:Charles De Gaulle(45%),François Mitterand(29%),Nicolas Sarkozy(11%),etc,.....Pourquoi faire COCORICO?
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