PRESIDENTIELLE 2012

Publié le 17 Mars 2012

de Beaufort Hubert -les 4 verités du  samedi 10 mars 2012

economie, 2012
Réveillons nous, la France le peut : l’histoire l’a montré.

 

Nos chroniques se placent sous le sigle « les vérités 2011 », pour tenter d’expliquer les bouleversements de notre époque. Concernant l’actualité, Jacques Attali, tire comme nous, le tocsin dans plusieurs articles. Revoyons ses propos.

Pour lui, la dette de la France et la crise de l'euro seront les enjeux majeurs de la campagne présidentielle 2012 et le Président Sarkozy devrait faire subir un électrochoc au pays avant qu'il ne soit trop tard.

La pire chose qui pouvait arriver était de se trouver au début d'une campagne présidentielle : alors que le pays doit prendre des décisions majeures, les politiques vont s'entre-déchirer pendant six mois sur des programmes dépassés par l’évolution accélérée des évènements.

La Constitution française donne le pouvoir au Président de la République jusqu'à la fin de son mandat, mais il ne peut les exercer si le pays est en faillite et si les débats publics sont censurés par la démagogie politique et la menace des agences de notation. Nous devons donc craindre un gouvernement paralysé pendant la campagne, alors qu’il faudrait accepter les réalités de cette crise sans précédent et adopter des mesures de salut public.

En campagne électorale la critique domine, nul ne dit la vérité et les réalistes sont considérés comme coupables parce qu'ils expliquent cette réalité.

Concernant la dette française, nous avons perdu dans les faits notre note triple A et si les agences se taisent, c'est qu'elles ne veulent pas influer la campagne électorale. Les politiques qui servent mal leur pays ne sont pas ceux qui analysent les faits, mais ceux qui refusent de les admettre.

Pour regagner cette note AAA, et la confiance des marchés, il nous faudrait des économies de 160 milliards d’euro, soit 8 points de PIB et peut-être, mais provisoirement, des impôts nouveaux, avec une Europe solidaire et intégrée.

La France ne peut pas vivre avec des dépenses d’Etat de 56 % du PIB, avec un déficit de 4% du PIB et son chômage de masse, alors que les politiques américains se disputent sur leurs 37 % de prélèvements !

L'euro fort de l'Allemagne ou l'euro faible de l'Italie ?

Dans les mois qui viennent, bien des événements peuvent intervenir, avec un euro contesté et des faillites possibles. Pour Jacques Attali, la campagne présidentielle se jouera dans les derniers jours d'avril sur la question : « La France étant en défaut et l'euro étant condamné à disparaître, faut-il rallier l'euro fort de l'Allemagne ou l'euro faible de l'Italie ? »

En politique, les opinions sont balayées par des faits. Les Français ont besoin de vérité, de pédagogie et d'une Union nationale pour traverser la crise. Retrouvons l’esprit gaullien : la France en a les moyens, financiers, économiques et sociaux. La priorité c'est d’accepter enfin la réalité et nos efforts doivent être tendus vers cette recherche des vrais chiffres.

En complément à l’analyse de Jacques Attali, nous voudrions quantifier ces défis qui nous attendent. Nous avons perdu la moitié de notre industrie en 25 ans, notre déficit commercial est de 50 milliards d’euro, alors que l’Allemagne présente un excédent de plus de 100 milliards.Enfin, nos prélèvements, nos impôts, s’élèvent à 45 % du PIB contre 40 % pour la moyenne européenne.

Voilà expliqués et quantifiés les défis auxquels nous avons à faire face. Nous le pouvons, si nous récusons les promesses démagogiques : l’histoire de France a montré que nous savions répondre aux ébranlements de l’histoire.

Cet article confirme tout ce qui a été dit depuis des mois et des mois. Mais les candidats n'osent parler des mesures qu'ils devront prendre pour éviter la FAILLITE.

Rédigé par moulin

Publié dans #Argent public

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Blog(fermaton.over-blog.com).No-18, THÉORÈME DU POUVOIR.- La CORRUPTION ?
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