LA GREVE:UN DROIT MAIS PAS UN BLOCAGE
Publié le 25 Décembre 2011
Après six jours de conflit à Roissy, les forces de l'ordre sont venues pour débloquer la situation. Aucune négociation n'a eu lieu hier. L'incertitude règne.
Le président de la République a répété en public ce qu'il avait dit la veille en Conseil des ministres : « Nous ne pouvons pas accepter que quiconque soit pris en otage au moment de partir en vacances. »
Auparavant, à Roissy, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant était venu justifier l'intervention policière, en assurant que le droit de grève avait été « respecté » car il n'y avait pas eu de réquisition.
Recours judiciaires
Une affirmation démentie par la CFDT, qui a annoncé avoir déposé des recours en référé au tribunal administratif sur l'illégalité de cette décision. Ils devraient être examinés aujourd'hui, expliquait-on hier à la CFTDT.
L'appel au dialogue lancé par le président de la Répulique semblait curieux à Thierry Fressard, de la CFDT Services, puisque le médiateur nommé par le gouvernement n'avait invité personne hier à la moindre négociation. « Nous sommes rentrés chez nous en milieu d'après-midi après une assemblée générale où nous avons reconduit la grève pour aujourd'hui », a-t-il déclaré.
Christine Hamiami, déléguée CGT à la Brink's, espérait cependant que les négociations pourraient débuter aujourd'hui dans un lieu plus neutre que l'aéroport de Paris. « Peut-être rue de Grenelle, au ministère du Travail », a ajouté Thierry Fressard. Selon lui, l'assemblée générale d'aujourd'hui sera décisive pour la suite du mouvement : « Que faisons-nous faisons le 24 et le 31 décembre ? Les grévistes ont aussi des familles, nous sommes surpris par leur volonté d'aller très loin, mais les patrons tablent sur une certaine lassitude. »
À la CGT, Christine Hamiami ne décolérait pas, s'indignant du « mépris affiché par le gouvernement » : « Trois ministres sont venus à Roissy et aucun ne nous adressé la parole. Nous avons été parqués d'une manière indigne tant qu'ils ont été là. »
Au cabinet du ministre des Transports Thierry Mariani, on confirmait que la police avait bien été déployée, à Roissy seulement, et que le trafic, quoique un peu ralenti, avait été normal dans tous les aéroports français.
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT « Le gouvernement a choisi le camp des employeurs » et l'a « illustré avec le recours aux forces de police, qui n'est pas légitime et n'est pas durable. »
Jean-Paul Garraud, député UMP de la Gironde : « L'envoi de la police n'est pas une surprise, il avait été annoncé la veille. La période de négociations était terminée, je n'en connais pas le détail, mais ce sont les grévistes qui avaient choisi les fêtes de Noël pour aller à l'épreuve de force ».
Pierre Laurent, Secrétaire national du parti communiste « Les salariés des entreprises de sûreté aérienne ont face à eux un patronat cynique et sourd, qui refuse la négociation, une direction des Aéroports de Paris qui n'assume pas ses responsabilités et un gouvernement qui les méprise royalement et remplace les salariés en lutte par des agents des forces de l'ordre. »
Eric Diard, député UMP des Bouches-du-Rhône « Cela s'est politisé hier, avec visite de trois ministres à Roissy. J'ai reçu la visite du président du Syndicat national des pilotes de ligne qui s'intéresse à mon projet de loi (de service minimum dans les transports aériens). J'ai dû lui expliquer qu'il n'était pas dirigé contre eux, mais qu'il s'adressait aussi aux compagnies pour qu'elles donnent des informations à leurs passagers. »
Alors que les forces de police avaient été dépêchées dès hier matin à Roissy pour venir aider les quelques agents de sécurité non grévistes qui tentaient de contrôler le flux des passagers en partance, Nicolas Sarkozy s'est exprimé loin de là, en région parisienne, pour enjoindre salariés et employeurs à négocier.
Le président de la République a répété en public ce qu'il avait dit la veille en Conseil des ministres : « Nous ne pouvons pas accepter que quiconque soit pris en otage au moment de partir en vacances. »
Auparavant, à Roissy, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant était venu justifier l'intervention policière, en assurant que le droit de grève avait été « respecté » car il n'y avait pas eu de réquisition.
Recours judiciaires
Une affirmation démentie par la CFDT, qui a annoncé avoir déposé des recours en référé au tribunal administratif sur l'illégalité de cette décision. Ils devraient être examinés aujourd'hui, expliquait-on hier à la CFTDT.
L'appel au dialogue lancé par le président de la Répulique semblait curieux à Thierry Fressard, de la CFDT Services, puisque le médiateur nommé par le gouvernement n'avait invité personne hier à la moindre négociation. « Nous sommes rentrés chez nous en milieu d'après-midi après une assemblée générale où nous avons reconduit la grève pour aujourd'hui », a-t-il déclaré.
Christine Hamiami, déléguée CGT à la Brink's, espérait cependant que les négociations pourraient débuter aujourd'hui dans un lieu plus neutre que l'aéroport de Paris. « Peut-être rue de Grenelle, au ministère du Travail », a ajouté Thierry Fressard. Selon lui, l'assemblée générale d'aujourd'hui sera décisive pour la suite du mouvement : « Que faisons-nous faisons le 24 et le 31 décembre ? Les grévistes ont aussi des familles, nous sommes surpris par leur volonté d'aller très loin, mais les patrons tablent sur une certaine lassitude. »
À la CGT, Christine Hamiami ne décolérait pas, s'indignant du « mépris affiché par le gouvernement » : « Trois ministres sont venus à Roissy et aucun ne nous adressé la parole. Nous avons été parqués d'une manière indigne tant qu'ils ont été là. »
Au cabinet du ministre des Transports Thierry Mariani, on confirmait que la police avait bien été déployée, à Roissy seulement, et que le trafic, quoique un peu ralenti, avait été normal dans tous les aéroports français.
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT « Le gouvernement a choisi le camp des employeurs » et l'a « illustré avec le recours aux forces de police, qui n'est pas légitime et n'est pas durable. »
Jean-Paul Garraud, député UMP de la Gironde : « L'envoi de la police n'est pas une surprise, il avait été annoncé la veille. La période de négociations était terminée, je n'en connais pas le détail, mais ce sont les grévistes qui avaient choisi les fêtes de Noël pour aller à l'épreuve de force ».
Pierre Laurent, Secrétaire national du parti communiste « Les salariés des entreprises de sûreté aérienne ont face à eux un patronat cynique et sourd, qui refuse la négociation, une direction des Aéroports de Paris qui n'assume pas ses responsabilités et un gouvernement qui les méprise royalement et remplace les salariés en lutte par des agents des forces de l'ordre. »
Eric Diard, député UMP des Bouches-du-Rhône « Cela s'est politisé hier, avec visite de trois ministres à Roissy. J'ai reçu la visite du président du Syndicat national des pilotes de ligne qui s'intéresse à mon projet de loi (de service minimum dans les transports aériens). J'ai dû lui expliquer qu'il n'était pas dirigé contre eux, mais qu'il s'adressait aussi aux compagnies pour qu'elles donnent des informations à leurs passagers. »
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06h00 | Mis à jour 07h48 Par jean-pierre deroudille de Sud-Ouest |
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