LES CONTRIBUABLES
Publié le 18 Décembre 2012
Les trois lois de finances votées en fin dannée accumulent les mauvaises nouvelles pour le contribuable français, quil sagisse dune entreprise ou dun particulier.
Alourdissement de tous les impôts, traque fiscale renforcée, extinction progressive des niches fiscales, tout et tout le monde y passe.
Pour les ménages, création dune nouvelle tranche dimpôt sur le revenu à 45 %, baisse du quotient familial, retour à lancien barème ISF avec en prime la fin de la réduction dimpôt pour charges de famille et augmentation de la redevance audiovisuelle.
Pour les gros revenus, création dune contribution portant limpôt à 75 %.
Pour les retraités, création dune nouvelle contribution dépendance au taux de 0,3 %.
Pour les salariés, application dun forfait social de 20 % sur les indemnités versées en cas de rupture conventionnelle du contrat de travail.
Pour les épargnants, intégration des plus-values mobilières et des stock-options dans le barème progressif de limpôt sur le revenu, calcul des intérêts de placement également selon le barème progressif (mais avec maintien du prélèvement libératoire qui devient un acompte obligatoire !) et disparition de labattement forfaitaire sur les dividendes.
Pour les propriétaires de terrain à bâtir, alourdissement de la taxe foncière et de la taxe sur les friches commerciales, suppression dès 2013 de labattement pour durée de détention dans le calcul de la plus-value et intégration en 2015 de cette même plus-value dans le barème progressif de limpôt sur le revenu.
Pour les constructeurs de maison individuelle, création dune redevance darchéologie préventive, sans doute pour protéger les ruines au détriment des logements neufs
Pour tous les propriétaires, création dune surtaxe sur les grosses plus-values portant limposition totale à plus de 40 % et aggravation de la taxe sur les logements vacants.
Pour les adeptes de loptimisation fiscale, plafonnement à 10 000 secs des niches fiscales, fin de la purge des plus-values mobilières par la donation, lutte contre lapport-cession de titres et fiscalisation de la cession dusufruit.
Pour les inconditionnels du placement exotique, taxation doffice à 60 % des comptes bancaires et des contrats dassurance vie dissimulés à létranger.
Pour les assoiffés, augmentation de 160 % de la taxe sur la bière.
Pour les automobilistes qui souhaitent que leur voiture dépasse les 50 km/h en ligne droite, aggravation du malus automobile.
Pour les employeurs à domicile, augmentation des charges sociales avec linterdiction de payer sur la base du forfait.
Pour les travailleurs indépendants et les exploitants agricoles, augmentation des cotisations sociales, assujettissement sous condition des dividendes aux charges sociales et disparition pour les gérants majoritaires de la déduction forfaitaire de 10 % pour frais professionnels.
Pour les entreprises, durcissement des règles dimputation des charges afin daugmenter limpôt sur les sociétés.
Pour tout contribuable, présomption élargie de délinquance fiscale avec le renforcement de la flagrance fiscale, du droit de visite et de saisie et de la procédure judiciaire denquête fiscale.
Pour tous, la TVA augmentera en 2014 car si le taux de 5,5 % est ramené à 5 %, le taux de 19,6 % passera à 20 % tandis que le taux sera porté de 7 % à 10 %.
Tout le monde est donc victime ?
Il n'est pas etonnant que certains quittent LA FRANCE.Quand c'est Depardieux les médias gauchistes à 90% en parlent y compris:Le Premier ministre a déploré dans ces termes le choix du comédien d'élire domicile en Belgique, dans la commune frontalière de Néchin.. Mais quand c'est Sylvie Beart c'est le silence absolu,elle est de GAUCHE. Pourquoi c'est mal pour et bien pour l'autre?
Comme l'a écrit l'iFRAP: Le gouvernement vient d’annoncer diverses mesures pour faire face à la pauvreté. Nous examinons ici le cas du RSA et celui de la CMU-C, qui font l’objet de deux décisions d’augmentation. On s’aperçoit que d’ores et déjà, dans la situation actuelle, le spectre des bénéficiaires de ces prestations est extrêmement large, et qu’il va le devenir encore plus avec les mesures d’augmentation annoncées [1]. Ce qui pose le problème de l’objectif des mesures en question : s’agit-il de lutter contre la grande pauvreté, ou de saupoudrer des prestations au bénéfice d’un nombre tellement important de bénéficiaires potentiels que beaucoup d’entre eux n’imaginent même pas pouvoir en faire partie ?