U.M.P.

Publié le 3 Décembre 2012

Une guerre de pouvoir interminable, payée cash dans l'opinion. Depuis le début de la crise qui déchire l'UMP, Jean-François Copé et François Fillon plongent dans tous les sondages. Dernière étude en date : les deux belligérants perdent tous les deux six points dans une enquête TNS-Sofres publiée vendredi. Les sympathisants de droite, eux, se montrent encore plus sévères et font chuter Copé et Fillon respectivement de 15 et 16 points. Dégringolade plus marquée de Copé "Cette forte dégradation n'a rien d'étonnant", juge Jean-Luc Mano, conseiller en communication politique. "Toute opposition frontale interne à un parti se solde immanquablement par une baisse dans l'opinion", justifie-t-il. Explication du communicant : "Les partis n'ont pas une grande cote chez les Français et puis cette bataille-là renforce l'idée que les politiques sont d'abord en guerre pour le pouvoir, avant d'être utiles à la société." Mais Jean-François Copé et François Fillon ne sont pas logés à la même enseigne dans les enquêtes d'opinion. La dégringolade semble plus nette du côté du maire de Meaux, qui perdait 22 points dans le dernier sondage BVA, contre 11 points pour son adversaire. Des chiffres en trompe-l'oeil, d'après Thierry Saussez, spécialiste en communication politique : "Copé a une image plus politique, qui, à moyen et long terme, résistera probablement mieux à ce type de crise que celle de Fillon, fondée davantage sur sa hauteur et sa crédibilité d'homme d'État." Une vision que ne partage pas Jean-Luc Mano, qui estime que Jean-François Copé "est clairement dans cette crise dans le rôle de l'apparatchik". "Et il y a toujours un soutien plus fort de l'opinion pour celui qui est le moins embringué dans les logiques de pouvoir", croit-il savoir. Questions d'appareil Pour reconstruire une image sérieusement écornée, Fillon et Copé devront sans doute d'abord s'armer de patience. "Cela prendra du temps pour cicatriser", juge Thierry Saussez. "À partir de l'instant où vous avez un problème de défiance qui s'installe, l'objectif doit être de travailler la proximité et la puissance. Retrouver de la légitimité par le local et réussir des grands événements médiatiques au niveau national", conseille l'ancien responsable de la com de Sarkozy à l'Élysée. Jean-Luc Mano, lui, préfère évoquer la nécessité pour les deux concurrents de "retrouver une légitimité perdue en posant des actes forts sur des questions d'intérêt général" et en s'éloignant "à tout jamais" des questions d'appareil. La possibilité d'une candidature à la présidentielle de 2017 serait à ce prix. Même si Gaël Brustier, politologue spécialiste de la droite (1), préfère, lui, relativiser les dégâts d'image occasionnés par cette crise. "Bien sûr, les militants de droite n'ont pas supporté cette guerre des clans, mais c'est purement conjoncturel." Selon lui, "les propos qui consistent à dire que l'un et l'autre sont grillés pour la présidentielle n'ont aucun sens. Ce qui sera déterminant pour eux en 2017, c'est qu'ils soient au confluent du fonds culturel du pays et du contexte du moment". Copé et Fillon ont quatre ans pour y travailler, à condition de vider leur querelle, enfin !

Par GASPARD DHELLEMMES du POINT

Nous ajoutons que en 1er Copé et Fillon devant huissier devraient s'engager à ne pas poser leur candidature à la prochaine présidentielle. Probablement les deux refuseront de le faire et dans ce cas un nouveau vote devrait avoir lieu avec comme règle 1ere:la non présentation des candidats et devant huissier à la présidence de la république. Cela devrait réduire le nombre de candidat et il faudrait alors pour se présenter avoir ,par exemple,1000 parrainage d'adhérent.

Le vote devrait exclusivement par internet et durait environ 8 jours pour permettre à tous les adhèrent à jour de cotisation de VOTER. 

           Il faut éviter ce type de comparaison.

Rédigé par moulin

Publié dans #La Droite

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