RETRAITE:L'HYPOCRESIE DE L'UMP ET DU PS

Publié le 14 Octobre 2010

La gauche fran­çaise et les retraites : entre aveu­gle­ment et dogmatisme

Ecrit par BenoîtTuesday, 12 Oct, 2010

Les mani­fes­ta­tions contre les retraites font trem­bler le pavé des villes fran­çaises et montrent le  vrai visage du socia­lisme fran­çais : irres­pon­sable et sec­taire. La France est, une fois de plus, prise en otage au nom de la pré­ser­va­tion de pri­vi­lèges dépas­sés, pour le mal­heur de tous et le bon­heur de quelques uns seulement.

Il est déci­dé­ment tenace, ce roman­tisme révo­lu­tion­naire qui anime la gauche fran­çaise, la fai­sant rêver, encore et tou­jours, de ce grand soir qui n’arrive jamais. Peu importe que l’opposition à l’allongement de la durée du tra­vail aille contre toute logique, il faut sau­ver les appa­rences d’une gauche qui pré­tend défendre les droits des tra­vailleurs, là où elle pré­pare la ruine des futures géné­ra­tions. Cette absence de cohé­rence est constante à toutes les expé­riences col­lec­ti­vistes qui se sont toutes sol­dées par un asser­vis­se­ment cruel, tor­tion­naire et tota­li­taire de la société civile. Seule la pré­ser­va­tion du dogme compte. Hélas, ce mythe du “bon révo­lu­tion­naire” est si soli­de­ment implanté que les Fran­çais ne par­viennent pas à acca­bler ces gré­vistes dont les moti­va­tions cor­po­ra­tistes sont connues depuis long­temps. Tel est le para­doxe : selon un son­dage Iref-Ifop, 82% des Fran­çais inter­ro­gés seraient favo­rables à l’introduction d’une dose de capi­ta­li­sa­tion dans la consti­tu­tion de leur retraite, alors que 69% des répon­dants à un son­dage CSA affirment sou­te­nir ou éprou­ver de la sym­pa­thie pour le mou­ve­ment de grève (dont 34% de sym­pa­thi­sants de droite). Où est la logique ?

Si ces chiffres montrent que les Fran­çais ont conscience de la faillite du sys­tème par répar­ti­tion, qui n’a de soli­daire que les gigan­tesques pertes qu’il col­lec­ti­vise, ils montrent égale­ment le blo­cage des citoyens qui refusent de regar­der la réa­lité en face et s’obstinent à dénon­cer les pri­vi­lèges sup­po­sés dont joui­raient cer­taines grandes for­tunes. Mais qui sont les vrais pri­vi­lé­giés aujourd’hui sinon ceux dont le sta­tut les met à l’abri du chô­mage, ceux qui béné­fi­cient de régimes spé­ciaux ana­chro­niques et injus­ti­fiés, ceux qui peuvent se per­mettre de blo­quer l’activité écono­mique plu­sieurs jours de suite sans jamais avoir de compte à rendre à per­sonne, ceux qui vivent des rentes ver­sées par les admi­nis­tra­tion publiques ?

La déma­go­gie syn­di­cale à ce sujet est totale et le sta­tut quo qu’elle pré­tend défendre péna­lise les géné­ra­tions futures qui seront for­cées, tôt ou tard, d’éponger les dettes publiques. Et le constat sera amer quand cer­tains décou­vri­ront qu’ils ont été mani­pu­lés par les lea­ders syn­di­caux et qu’ils ne tou­che­ront pas le niveau de pen­sion escompté. Le sys­tème par répar­ti­tion est plombé de façon struc­tu­relle par un défi­cit de plus de 30 mil­liards d’euros qui s’alourdit d’années en années, la baisse conti­nue du nombre d’actif par retrai­tés ainsi que l’allongement de la durée de la vie qui accroît d’autant le besoin en finan­ce­ment. Aujourd’hui, déjà, une retraite sur dix est finan­cée par l’emprunt. Quelle folie, sinon la pré­ser­va­tion bien com­prise d’une situa­tion de pri­vi­lège, peut conduire les syn­di­cats à refu­ser de chan­ger le sys­tème actuel ?

Nos voi­sins sont tous en train de repous­ser l’âge de départ à la retraite et d’allonger la durée de coti­sa­tion. C’est une pre­mière étape néces­saire. Mais à terme, la seule solu­tion pour assu­rer la péren­nité des retraites ne peut pas­ser que par une for­mule par capi­ta­li­sa­tion. L’Allemagne a fait cette révo­lu­tionet est par­ve­nue à réta­blir l’équilibre bud­gé­taire de ses caisses de retraites pour des niveaux de pen­sion simi­laires, voire supé­rieure au niveau des pen­sions fran­çaises. Etu­dions égale­ment l’exemple du Chili : voilà 30 ans que les chi­liens ont adopté cette solu­tion. C’est un sys­tème qui fonc­tionne et dont on en récolte aujourd’hui les bien­faits. Natu­rel­le­ment, le débat reste entier concer­nant les moda­li­tés, le niveau de cette capi­ta­li­sa­tion et la pos­si­bi­lité ou non de gar­der une forme de répar­ti­tion. Ce qui est cer­tain c’est que ceux qui défendent à cor et à cris la répar­ti­tion actuelle creusent la tombe des géné­ra­tions à venir.

***

Libre­ment vôtre est membre du réseau LHC

Cet article est le complement du précédent. Il montre bien une des solutions possibles.Pour sortir de l'impasse actuelle nous proposons une dissolution de l'assemblée nationale et que le 1er ministre soit le secretaire général du parti politique majoritaire à l'assemblée nationale qui devra OBLIGATOIREMENT régler le probléme des retraites qui est devenu un probléme polititiqu. 

Rédigé par moulin

Publié dans #liberalisme

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<br /> Les pyramides financières cela finit toujours par s'écrouler et celle des retraites est en faillite depuis le plombage des comptes de la sécu avec sauvetage par CSG interposée.<br /> Mais même en passant par une fiscalisation qui pèse aussi sur les non-salariés, le racket n'est pas efficient.<br /> La redistribution est morte, l'équité en appelle à la capitalisation et au remboursement des cotisations induement prélevées.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Vous aves raison.Une étude de l'IREF montre bien qu'en 2009,malgré la crise,ont gagné 8% alors que lnotre systeme par répartition a fini l'année dans le rouge<br /> <br /> <br /> <br />