Les manifestations contre les retraites font trembler le pavé des villes françaises et montrent le vrai visage du socialisme français : irresponsable et sectaire. La
France est, une fois de plus, prise en otage au nom de la préservation de privilèges dépassés, pour le malheur de tous et le bonheur de quelques uns seulement.
Il est décidément tenace, ce romantisme révolutionnaire qui anime la gauche française, la faisant rêver, encore et
toujours, de ce grand soir qui n’arrive jamais. Peu importe que l’opposition à l’allongement de la durée du travail aille contre toute logique, il faut sauver les apparences d’une gauche
qui prétend défendre les droits des travailleurs, là où elle prépare la ruine des futures générations. Cette absence de cohérence est constante à toutes les expériences collectivistes
qui se sont toutes soldées par un asservissement cruel, tortionnaire et totalitaire de la société civile. Seule la préservation du dogme compte. Hélas, ce mythe du “bon
révolutionnaire” est si solidement implanté que les Français ne parviennent pas à accabler ces grévistes dont les motivations corporatistes sont connues depuis longtemps. Tel est
le paradoxe : selon un sondage Iref-Ifop, 82% des Français interrogés seraient favorables à l’introduction d’une dose de
capitalisation dans la constitution de leur retraite, alors que 69% des répondants à un sondage
CSA affirment soutenir ou éprouver de la sympathie pour le mouvement de grève (dont 34% de sympathisants de droite). Où
est la logique ?
Si ces chiffres montrent que les Français ont conscience de la faillite du système par répartition, qui n’a de solidaire que les gigantesques pertes
qu’il collectivise, ils montrent également le blocage des citoyens qui refusent de regarder la réalité en face et s’obstinent à dénoncer les privilèges supposés dont jouiraient
certaines grandes fortunes. Mais qui sont les vrais privilégiés aujourd’hui sinon ceux dont le statut les met à l’abri du chômage, ceux qui bénéficient de régimes spéciaux
anachroniques et injustifiés, ceux qui peuvent se permettre de bloquer l’activité économique plusieurs jours de suite sans jamais avoir de compte à rendre à personne, ceux qui vivent
des rentes versées par les administration publiques ?
La démagogie syndicale à ce sujet est totale et le statut quo qu’elle prétend défendre pénalise les générations futures qui seront forcées, tôt ou tard, d’éponger les dettes
publiques. Et le constat sera amer quand certains découvriront qu’ils ont été manipulés par les leaders syndicaux et qu’ils ne toucheront pas le niveau de pension escompté. Le
système par répartition est plombé de façon structurelle par un déficit de plus de 30 milliards d’euros qui s’alourdit d’années en années, la baisse continue du nombre d’actif par
retraités ainsi que l’allongement de la durée de la vie qui accroît d’autant le besoin en financement. Aujourd’hui, déjà, une retraite sur dix est financée par l’emprunt. Quelle folie,
sinon la préservation bien comprise d’une situation de privilège, peut conduire les syndicats à refuser de changer le système actuel ?
Nos voisins sont tous en train de repousser l’âge de départ à la retraite et d’allonger la durée de cotisation. C’est une première étape nécessaire.
Mais à terme, la seule solution pour assurer la pérennité des retraites ne peut passer que par une formule par capitalisation. L’Allemagne a fait cette révolutionet est parvenue à
rétablir l’équilibre budgétaire de ses caisses de retraites pour des niveaux de pension similaires, voire supérieure au niveau des pensions françaises.
Etudions également l’exemple du Chili : voilà 30 ans que les chiliens ont adopté cette solution. C’est un
système qui fonctionne et dont on en récolte aujourd’hui les bienfaits. Naturellement, le débat reste entier concernant les modalités, le niveau de cette capitalisation et la
possibilité ou non de garder une forme de répartition. Ce qui est certain c’est que ceux qui défendent à cor et à cris la répartition actuelle creusent la tombe des générations
à venir.
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Librement vôtre est membre du réseau LHC
Cet article est le complement du précédent. Il montre bien une des solutions possibles.Pour sortir de l'impasse actuelle nous proposons une dissolution de
l'assemblée nationale et que le 1er ministre soit le secretaire général du parti politique majoritaire à l'assemblée nationale qui devra
OBLIGATOIREMENT régler le probléme des retraites qui est devenu un probléme polititiqu.