PRESIDENTIELLE 2012

Publié le 23 Juillet 2010

Dumait Alain - mardi 20 juillet 2010

sarkozy, reformes
D’après un sondage CSA paru mercredi 14 juillet, 57 % des Français n’ont pas été convaincus par les propos tenus le lundi précédent par Nicolas Sarkozy. Tendance confirmée par un sondage Ifop publié le même jour. Pourtant, sur la forme, le président a été bon, ou assez bon. C’est mon opinion. En tout cas jusqu’à la 106e minute, quand David Pujadas lui a demandé s’il pensait se représenter en 2012. La question, sous une forme ou sous une autre, ne pouvait pas ne pas être posée.

Contre toute vraisemblance, le chef de l’État a soutenu qu’il n’avait pas le droit d’y penser, et que donc il n’y pensait pas. Ce qui est tellement peu crédible que cette réponse entache tout l’entretien d’un soupçon de mensonge.
Attention : il n’est pas impossible qu’à la fin de l’automne 2011 Nicolas Sarkozy décide de ne pas se représenter. Mais, en attendant, il prépare bel et bien la campagne pour sa réélection. C’est même le sujet numéro 1 de mobilisation de son équipe, en particulier de Claude Guéant, en charge de réactiver les contacts présidentiels avec toutes sortes de milieux « de droite » délaissés pendant 3 ans (en particulier les « identitaires », les « libéraux » et les « sionistes »).

Et, s’il a menti sur ses intentions concernant sa réélection, il est à craindre qu’il en a fait autant sur plusieurs autres sujets. Il a dit : « La France n’est pas un pays corrompu. »
Rappelons que notre pays arrivait en novembre dernier au 24e rang du classement de 180 pays, selon un indice de perception de la corruption établi par Transparency International, derrière tous les grands pays anglo-saxons, le Japon et plusieurs pays européens – juste avant le Chili et l’Uruguay…
Et souvenons-nous qu’il y a encore quelques années, des ministres étaient désignés à certains postes en fonction de la capacité contributive de ceux-ci pour les finances de leurs partis (contrats publics, autorisations d’ouverture de grandes surfaces…). Or, les hommes de cette époque pas si lointaine sont toujours là et représentent 80 % de notre classe politique.

Nicolas Sarkozy parle de la réforme des retraites comme s’il n’y avait pas d’alternative au « tout répartition »
(sauf pour les élus et les fonctionnaires…).

Il parle de la réduction du train de vie de l’État, comme s’il n’avait pas fait beaucoup, à ce jour, pour l’augmenter.
Il parle de la lutte contre l’immigration clandestine et la délinquance, comme s’il en avait fait jusqu’à présent une réelle priorité.
Et, surtout, il parle des réformes accomplies et de celles qui restent à accomplir, comme s’il était dans une démarche d’exécution d’un programme fixé en 2007.

Hélas, si l’on reprend soit ses promesses, soit le programme législatif de l’UMP, on s'aperçoit que, sur beaucoup de points essentiels, le gouvernement Sarkozy-Fillon leur a tourné le dos. Par exemple : « 15 minis­tres seulement », « lutte contre les fraudes sociales », « réduction des dépenses et du déficit public »…

Les réformes urgentes et difficiles qui n’ont pas été mises en œuvre dans les 100 premiers jours d’un nouveau gouvernement sont, au-delà, quasiment impossibles à faire passer. Ou alors avec des contreparties souvent secrètes et hors de prix. Il en a été ainsi pour la pseudo-réforme des régimes spéciaux de retraite.

Craignons qu’il en soit ainsi à nouveau de la réforme en cours du régime général. Même si l’idée saugrenue de faire entrer les syndicats dans les TPE – qui était sans doute une partie du « deal » entre les syndicats et le gouvernement sur la réforme des retraites – a pour l’instant fait long feu…

Bonnal Nicolas - lundi 12 juillet 2010

le-pen
Martin Luther King avait un rêve : la présidence Obama, qui prend un tour cauchemardesque sur le plan financier, économique et même militaire ou diplomatique. Je fais une prévision pour l¹hexagonie, ou le Sarkostan, comme on voudra : le retour de Le Pen. Une élection présidentielle en 2012, à supposer que la présidence actuelle aille à son terme, avec un deuxième tour qui opposera le candidat du PS, du FMI et des banques mondiales, et un des membres de la famille Le Pen.

Le libéralisme est la seule solution à nos problèmes. Qui aura le courage de représenter le courant libéral à cette élection et éviter ainsi que le P.S. s'installe à l'Elysée et applique des recettes dépassées depuis ,peut-être ,100 ans?

Rédigé par democratieliberale.over-blog.org

Publié dans #liberalisme

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