LES STATUTS DE GEORGES FRECHE

Publié le 19 Août 2010

  08.19.10

Lénine, Mao et bientôt Staline statufiés à Montpellier, STOP !

 

Georges Frêches, le tout puissant président de la région Languedoc-Roussillon, souhaitait élever des statues en l’honneur des “grands hommes du XXe siècle”. Pourquoi pas. Encore que du point de vue des contribuables, il y ait sans doute d’autres priorités. En effet, selon l’opposition au Conseil régional, en six ans, le Languedoc-Roussillon a augmenté sa taxe foncière et sa taxe professionnelle – respectivement payées par les propriétaires d’un logement et par les entreprises- de 91 % et 90 % !

Mais là, Georges Frêche dépasse les bornes !

Source:lecri du contribuable 

MONTPELLIER - Le panthéon de Georges Frêche fait débat

Cinq statues de "grands hommes du XXe siècle", dont une de Lénine, commandées par le président de l'agglomération de Montpellier Georges Frêche, ont été installées, mercredi, dans un quartier de la ville. Dans le nouveau quartier d'Odysseum, à l'est de la ville, Georges Frêche, également président de la région Languedoc-Roussillon, est venu assister à la pose sur leur stèle de ces impressionnantes figures de bronze d'une tonne et de 3,3 mètres de haut.

Arrivées mardi en fin d'après-midi, les statues ont été débâchées par les ouvriers à partir de 8 heures en vue de leur installation. Elles seront ensuite recouvertes jusqu'à leurinauguration officielle le 17 septembre. Symboliquement, celle de Lénine a été dévoilée en la présence de Georges Frêche, sous le regard curieux de passants et touristes, visiblement plus amusés qu'émus par cette initiative.

Lénine "a changé la face du monde" (Frêche)

Sur une place entourée de colonnes, qui sera baptisée "place du XXe siècle", les statues de Charles de Gaulle, Roosevelt, Churchill, Lénine et Jaurès ont été agencées en un demi-arc de cercle. Ravi du battage médiatique, Georges Frêche s'est réjoui d'une "polémique extraordinaire" qui "fera connaître la place dans toute la France". "Érasme pensait que la politique était morale et Machiavel pensait autrement. C'est Machiavel qui avait raison. La politique n'est pas morale, la politique est politique", a-t-il dit, réagissant à ceux qui condamnent ses choix. Selon lui, Lénine "a changé la face du monde au XXe siècle. Sans la révolution d'Octobre, il n'y aurait pas eu la décolonisation de l'Inde, de la Chine, du Moyen-Orient, du Maghreb, de l'Afrique noire". "Ce n'est pas le nombre de morts, c'est le nombre de déclics créés dans l'histoire qui compte, voilà pourquoi j'ai choisi Lénine", a encore affirmé l'orateur qui aime ponctuer ses discours de digressions historiques. L'idée de ce projet est née lors d'un voyage de Georges Frêche à Seattle, au nord-ouest des États-Unis, début 2008, au cours duquel il a découvert une statue du père de la révolution bolchévique, conçue par l'artiste Emil Venkov.

Grincements de dents

Dix autres statues ont été commandées, dont cinq - celles de Mao, Mandela, Nasser, Gandhi et Golda Meir - devraient être livrées par le sculpteur François Cacheux, 87 ans, "fin 2011-début 2012", en attendant les statues de Léopold Sédar Senghor, probablement Pancho Villa, Deng Xiaoping, Lula et peut-être Staline. "Je suis anti-stalinien, mais il se peut qu'un jour je le mette en tant que vainqueur de Stalingrad (...). J'ai toujours un peu d'avance sur l'histoire", a commenté l'ancien maire de Montpellier, taxant d'"imbéciles" ses détracteurs.

En première ligne, les Verts ont menacé de déboulonner les statues. Georges Frêche "se sert de son pouvoir personnel pour imposer ses visions de l'histoire", a jugé Emmanuel Reynaud, secrétaire régional des Verts, qui a créé un groupe sur le réseau social Facebook. Si, à droite, le député villepiniste Jean-Pierre Grand s'est dit "très content" de la présence d'une statue du général de Gaulle", estimant que Mao et lui "vont bien ensemble", l'opposition municipale a critiqué le coût de l'opération : 1,81 million d'euros pour les dix premières statues. "La période ne s'y prête pas", s'insurge Jacques Domergue, député UMP et conseiller municipal de Montpellier. "On aurait pu utiliser le vote des Montpelliérains pour désigner qui sont ces grands hommes. Or, là, c'est un diktat de plus de Frêche, c'est un signe ultime de mégalomanie d'un homme qui veut peut-être un jour avoir sa propre statue", a-t-il déclaré. "Pourquoi pas ?" a répondu, goguenard, l'intéressé...

REGARDEZ - Georges Frêche posant devant la statue de Lénine, mercredi :
 frechelenine-in.jpg

Source: lepoint.fr 

se-serrer-la-ceinture.jpgEn votant Georges Frêche à un peu plus de 15% au 2éme tour,mais 5 à 6% au 1er tour des inscrits nous avons installé à la région un "TROSKISTE":VIVE Lenine et VIVE Mao.Tel est la réalité ,c'est inutile de faire l'autruche.Il faudra en 2011 au moment des élections cantonales s'en souvenir et nous devrons nous serrer la ceinture en attendant. 

"L'État, c'est moi !"

Louis XIV (1655)

et Georges Frêche répond LA REGION ,C'EST MOI 

Dans La Gazette de Montpellier, il déclare sans gêne :

« Lénine, ce n’est pas un dictateur sanglant. C’est l’homme qui a changé la face du monde au XXe siècle. (…) Chez Lénine, il y a deux moments lumineux : la révolution d’Octobre, ça, c’est Lénine qui la personnifie, même s’il n’était pas seul. Et puis il y a la décolonisation : car 1917 a changé la face du monde. Sans 1917, il n’y aurait pas eu la décolonisation de l’Afrique, de l’Inde, de la Chine et, de façon générale, du monde dit en voie de développement. »

« Mao, il est grand pour vingt années, pour la période 1929-1949, après c’est fini ! Il était tout à fait nul comme chef d’État ! La révolution culturelle, c’est un malheur pour la Chine, mais ça, l’Histoire l’oubliera. L’Histoire ne se souviendra que du Mao qui a rendu sa dignité à la Chine. De l’homme qui a pris la tête du Parti communiste chinois en 1929 et a mené ses armées jusqu’à Pékin. »

Rédigé par moulin

Publié dans #Depenses

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