LE PIEGE
Publié le 25 Septembre 2012
Sans ce leurre les français d'origine etrangere n'aurait pas voté PS et le nombre de députés socialistes serait bien moindre. En relançant les 75 députés pensent aux élections futures qui seront désastreuses. Pour cacher cette défaite,c'est une solution comparable à celle de 1986 pour l'élection des députés.
Droit de vote des étrangers : Le leurre
Ce serait tellement mieux s’ils étaient français
Raoul Fougax
le 18/09/2012
75 députés, dans le journal Le monde, rappellent le président Hollande à l’une de ses promesses « le droit de vote des étrangers aux élections locales ». Ce thème provoquait dans les
salles de meetings des applaudissements nourris, à chaque fois. Déjà, François Mitterrand l’avait promis mais avait reculé.
Une promesse politiquement périlleuse
Le vote des étrangers, même qu’aux élections locales, pose bien des problèmes, dont celui du lien historique entre le droit de vote et la « nationalité- citoyenneté ». Ce sujet est mobilisateur
pour la droite et rompt le cordon sanitaire maintenu avec peine entre l’électorat Ump et celui du Fn.
Le droit de vote des étrangers :une promesse vieille de 30 ans
A gauche même, il n’y a pas que des enthousiastes. Il y a un « courant Valls », modernisation du chevènementiste, qui est très important, peut-être de plus en plus important. Manuel Valls, le
ministre de l'Intérieur, considère, lui, que le droit de vote des étrangers n'est pas «une revendication forte». Il redoute surtout une «jonction droite-extrême droite» sur ce sujet.
Enfin chez les immigrés eux même, le vote des étrangers est vécu comme un danger au niveau des représentations et influences communautaires.
Un courant Valls de plus en plus puissant
C’est la droite bien sur qui monte à l’offensive pour se refaire une santé électorale. L'Ump s'est immédiatement engouffrée dans la brèche, son secrétaire général Jean-François Copé exhortant
François Hollande à «clarifier ses intentions», au moment, selon lui, où se «multiplient les pratiques communautaristes».
De Nice, où il est en campagne pour la présidence du parti, le député-maire de Meaux a estimé que «sur un sujet qui touche à la souveraineté nationale, seul le peuple français, par la voie
du référendum, peut avoir légitimité pour se prononcer». Fillon demande, lui, à François Hollande de «renoncer à ce projet ».
Lors d'un meeting avec plusieurs centaines de militants à Boulogne-Billancourt, il a déclaré : «Je lui demande d'être à la hauteur de ses fonctions, il est le garant de l'unité nationale, il
sait que ce sujet va créer un débat très violent à l'intérieur de notre pays, il sait que c'est un sujet qui va diviser profondément les Français au moment où on n'a pas besoin de se diviser
parce que c'est déjà suffisamment difficile comme ça».
Mais à gauche ce n’est pas simple
Les sénateurs communistes ont réclamé un «examen rapide» du droit de vote des étrangers aux élections locales, jugeant que «rien ne peut plus faire obstacle» à son adoption au Parlement et
appelant le président de la République et le gouvernement à respecter leur promesse. Europe Ecologie-Les Verts (Eelv) a réaffirmé «son attachement à la citoyenneté de résidence et demande au
gouvernement de tout mettre en œuvre pour que la loi constitutionnelle soit menée à terme avant l'été 2013». Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, a bien assuré lundi
soir que l'engagement présidentiel serait «tenu». Il n'a pas précisé de calendrier.
Une revendication peut en cacher une autre
Certains redoutent-ils un nouvel abandon, dans les poubelles des promesses non tenues, de ce vote ? On peut le penser, mais on doit s’interroger. On comprend mal la publication de cette
pétition au lendemain d’une manifestation de salafistes à Paris composée en partie d’étrangers dont certains en situation irrégulière. C’est vraiment politiquement et médiatiquement un mauvais
moment pour relancer la question du droit de vote des étrangers dont Manuel Valls a rappelé dans le même journal que ce n’était certes pas une priorité des français. Une erreur peut être, mais
calculée surement.
Un référendum aurait-il les mêmes résultats ?
En fait le but ne serait pas le droit de vote, mais la modification des conditions de naturalisation. Puisqu’on ne peut pas les faire voter en tant qu’étranger, faisons en des français. Cela
perce déjà dans certains commentaires. Il faudrait naturaliser à tous bras et ainsi, les étrangers devenant français auraient le droit de vote et pas seulement aux élections locales. Quand on
sait que François Hollande a obtenu 90 % du vote des français musulmans issus de l’immigration, on comprend que ce soit très intéressant au niveau électoral pour la gauche et notamment les
extrêmes gauche, d’où les réticences socialistes.
On voit bien la manœuvre à courte vue électorale. On perçoit aussi ce que cela veut dire : une accélération vers une France plurielle où les français de souche serait de plus en plus
minoritaires dans le paysage électoral notamment dans certaines zones urbaines.
Faire des étrangers des français pour contourner un droit de vote dont la majorité des français ne veut pas, et éviter par-dessus tout un référendum sur le sujet, c’est tout de même une
démarche peu démocratique et totalement idéologique
Sondage Ifop/atlantico de maintenant : 61% Des Français contre le droit de vote des étrangers aux municipales (89% à
l'UMP, 55% des moins de 35 ans)