LES GUIGNOLS
Publié le 9 Mai 2013
LE FLASH
LA MORALISATION ET LES GUIGNOLS
Brusquement sans crier gare, la classe politique tout entière est saisie par une étrange épidémie, celle de la moralisation. Le point de départ est l'affaire Cahuzac. De grands mots sont employés. Les chefs socialistes se disent meurtris et bafoués d'avoir découvert l'impensable. C'est parfaitement guignolesque. Depuis très longtemps tout le monde sait, à commencer par les milieux de la santé, le système du sieur Cahuzac qui est ancien et s'articule avec des laboratoires pharmaceutiques. S'agit-il de millions de dollars comme cela se dit à Singapour ? Nous verrons bien.
La propagande officielle, relayée par les médias, veut nous faire accroire que seuls les leaders socialistes n'étaient pas au courant. C'est vraiment fort drôle. La seule question qui se pose vraiment est de savoir pourquoi étant au courant Hollande s'est fait piéger jusqu'à le nommer ministre et chargé en plus de traquer les fraudeurs. L'on se retrouve sans doute devant les mystères insondables de la démocratie frelatée à la française. Il faudra en reparler.
En attendant, l'épidémie de moralisation nous place devant plusieurs aspects du fonctionnement intime de l’État qui expliquent pour une grande part le déclin de la France.
Ce carriérisme est une véritable plaie dont le coût fabuleux pèse lourdement sur l'économie du pays. Son existence même explique pour une grande part les épidémies de moralisation qui plusieurs fois ont saisi sans succès les dirigeants du sommet. La ligne de défense des politiques est de prétendre qu'ils ne s'enrichissent guère. A cette fin, ils mettent en avant leurs salaires qui, bien que coquets ne seraient pas terribles. C'est évidemment une grosse farce. L'essentiel n'est pas du tout là.
Citons pêle-mêle : les indemnités pour frais de mandat, les indemnités d'anciens ministres, les cumuls, la réserve parlementaire, les missions
diverses, les droits au reclassement dans une fonction lucrative en cas de panne, les voitures avec chauffeur, les retraites fastueuses, les présidences de commissions, le financement public des
grands partis politiques, le train de vie quotidien luxueux assuré par les fonds publics. Une grande partie de cet enrichissement indirect échappe à l'impôt. Il en résulte que, pour comparer avec
le privé, il faut majorer d'un coefficient,certes inconnu, mais forcément élevé. Le rêve de l'écrivain Stendhal était de « manger au budget » et il y est arrivé ! En Suède, pays pourtant
socialiste, les ministres déjeunent à la cafétéria et règlent leur écot.
Pour terminer ce paragraphe, constatons que le pouvoir a obligé les ministres à déclarer leur patrimoine. D'autres l'ont fait volontairement. L'on est stupéfait de la modestie de certaines déclarations. C'est frappant pour certains caciques exerçant depuis longtemps d'importantes fonctions. L'une des conclusions à tirer est qu'ils sont de piètres gestionnaires de leur propre fortune ! .....
.J'ajouterais:
Qui peut croire certaines informations comme celle de Moscovici,Valls,etc,...dont le patrimoine est si ridicules que soit ils nous prennent pour des c..s soit leur niveau d'incompétence est tel qu'on peut se demander pourquoi ils sont ministres?