FISCALITE
Publié le 19 Janvier 2012
Triste fiscalité spectacle… Il y a de quoi être atterré par le débat pour la prochaine élection présidentielle (dans moins de 100 jours) et en particulier par ses développements «fiscaux». Droite et gauche ! même folie…….
En réalité , tous les impôts sont finalement payés par les individus. On a jamais vu un produit importé payer une TVA. Ce sont les consommateurs, en bout de chaine, qui payent la TVA, même si celle-ci est collecté, en cascade, par tous ceux qui concourent à la formation du prix final du produit.
On peut même préciser : les impôts in fine sont toujours payés par les personnes physiques, sur leurs revenus, y compris impôts et taxes qui disent frapper les entreprises. Car quand une entreprise paye une taxe ou un impôt, c’est autant qu’elle ne distribuera pas à ses salariés, à ses actionnaires, à ses clients. Cela étant dit, tous les prélèvements ne se valent pas. Ils sont tous anti-économiques, mais plus ou moins…
Les technocrates, et leurs émules, parfois de bonne foi, aiment les impôts faciles à prélever et à «large base», comme ils disent. Ils adorent la TVA et la CSG. Les taxes diverses. une surenchère fiscale! Doctrine d'état rêvant de taxer tout ce qui bouge et de prélever sur le reste. Ce débat me fait penser à une conversation chez le coiffeur : «La raie, vous la voulez à droite ou à gauche ?» Je veux dire par là qu’il n’est pas tout à fait sans importance, mais pas du tout à la mesure du seul problème sérieux actuel, à savoir l’excès de la dépense publique en France.
TVA sociale : Ce que je reproche à cette proposition est de donner à croire qu’elle peut nous dispenser des réformes nécessaires. Car si les entreprises supportent, relativement à leurs concurrentes, le poids de trop de charges sociales, il ne convient pas du tout de les transférer directement aux consommateurs. Il faut, courageusement, tailler dans les dépenses. Ce que je viens d’exposer vaut aussi pour le projet élyséen de taxation des transactions financières. Non pas que cette taxe soit plus monstrueuse qu’une autre. On taxe déjà les transactions immobilières (lourdement) et les transactions boursières (lourdement aussi)
Mais puisque qu’il s’agit d’une proposition politique, examinons-là de ce point de vue. Le président de la République nous dit : «Il est normal que le système financier qui est responsable de la crise où nous sommes soit mis à contribution pour la résoudre».
Sauf que les Etats sont seuls responsables des montagnes de dettes qu’ils on cru devoir accumuler. Et que les banques centrales, qui sont les émanations des premiers, sont seules responsables d’une politique monétaire laxiste, aboutissant à des taux d’intérêt irréalistes.
Il fut un temps où les impôts étaient faits pour payer les dépenses publiques. Puis on s’est mis en tête d’en faire un instrument de politique sociale et industrielle.
Avec cette taxe (qui n’a heureusement aucune chance d’être mise en oeuvre) on passe à une fiscalité «pénale». Et en plus, on se trompe de coupable !
Rassurons-nous, il ne s’agit que de fiscalité spectacle !
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