VOTE BLANC

Publié le 15 Août 2010

 
  Rendre plus ambitieux le droit électoral (2010)  

 

urne-300x286LE TEMPS EST VENU

de rendre plus ambitieux le droit électoral

 

 

La tradition veut, en France, que l’on ne change pas les règles électorales à la veille d’élections. Or, entre les régionales du mois de mars et la présidentielle de 2012, aucune autre consultation d’importance pour le simple électeur n’est prévue. Maintenant que le redécoupage des circonscriptions pour les législatives de 2012 - travail indispensable mais qui relève de la technique électorale - est terminé, il faut passer à un travail de fonds, débouchant sur des acquis concrets pour chaque électeur. Récemment, la constitution s’est vue dotée d’un référendum d’initiative populaire, toujours pas effectif aujourd’hui en attendant les décrets d’application nécessaires. Mais lorsqu’il le sera, il ne concernera que des organisations bien installées ; le citoyen isolé n’en profitera pas.

 

Il faut donc donner plus d’ambition à l’acte électoral pour que chacun ait sa part de pouvoir, qu’il soit riche ou pauvre, associatif ou solitaire, diplômé ou non. Le code électoral doit accorderà l’électeur plus de respect qu’il n’en a aujourd’hui. Nous savons déjà que des arguments jetteront de la suspicion sur la capacité des Français à voteren électeurs responsables, brandiront des menaces qui pèseraient sur nos institutions parce que le citoyen se verrait octroyer une plus grande liberté ; dès à présentnousrétorquons que c’est contester les politiques qui se sont succédées tout au long de la Vè République pour rendre notre société plus apte au fait démocratique et nous nous y opposons. Les élections régionales passées, il faudrait que le gouvernement lance une grande réflexion sur l’acte électoral au XXIèsiècle avant de mettre en chantier des réformes qui prendraient effet en 2012.

 

Nous demandons, pour notre part, la prise en compte des bulletins blancs comme suffrages exprimés à part entière. Comme l’écrivait Martine Aurillac, députée UMP de Paris, dans sa proposition de loi de 2008 : « Le vote blanc constitue pour chaque Français un acte réel d’expression politique. A travers celui-ci, l’électeur manifeste sa volonté d’accomplir son devoir civique. C’est un acte citoyen. » Dans une démocratie, l’exercice du droit de vote est un acte civique de la plus haute importance. Il traduit en effet l’engagement de chaque électeur et témoigne aussi de l’assise populaire des institutions. Cette affirmation est d’autant plus cruciale qu’en France, l’exercice du droit de vote est intimement lié à la citoyenneté.

Jusqu’à maintenant, l’article L. 66 du code électoral assimile les bulletins blancs aux bulletins nuls. Cette confusion, née de la volonté du législateur, ne correspond plus à la réalité électorale, ce que montre bien d’ailleurs la loi du 30 décembre 1988 relatives aux machines à voter qui prévoit l’enregistrement et la totalisation du vote blanc!

Alors que les Français se sont massivement abstenus lors des élections régionales de 2010, et qu’une fois de plus, nombreux sont ceux qui se sont tournés vers les extrêmes pour manifesterleur mécontentement, il est urgent de prendre des mesures afin que les Français puissent pleinement s’exprimer.

Un bulletin blanc n’est ni une abstention, ni un vote nul. Il marque au contraire un choix, une volonté politique déterminée, de participer au vote. Chaque électeur doit avoir ainsi le moyen d’exprimer son opinion; celle que l’offre politique du moment ne correspond pas à son choix.

Par ailleurs, il est proposé de prendre en compte ce vote blanc en annulant le scrutin si 30% des votes sont blancs, car alors les élus n’auraient qu’une légitimité très relative.

Le gouvernement actuel s’honorerait en ne censurant pas, comme ses prédécesseurs, ce débat d’avenir. On le retrouve dans de nombreux pays sur tous les continents. La France a l’occasion d’être pionnière, une nouvelle fois, en concrétisant cette attente.

 

 

 


Date de création : 31.01.2010 @ 22:25
Dernière modification : 02.04.2010 @ 22:54
Catégorie : Analyses et prises de position
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POUR MEMOIRE

Le vote blanc en 2010

 

 

 

 

 

 

Régionales

1er tour     756 738 (3,74%)

2nd tour  1 013 554 (4,56%)

 

Rappel

Présidentielle (2007)

 1er tour     0  534 846 (1,44%)

2è tour      1 568 426 (4,20%)

Copier-coller de www.vote-blanc.org

E n démocratie a-t-on le droit d'ignorer le choix de certains électeurs?

 

 

PROPOSITIONS:

     1- Donner au vote blanc une valeur forte comme par exemple une valeur de sanction

     2- Rétablir la proportionnelle dans toutes les élections de liste. Les postes d'élu ne se feraient que pour les listes ayant obtenues plus de 5% des votants

     3- Toutes les élections devraient se faire à un tour afin d'éviter les "magouilles politiciennes"entre les 2 tours

     4-Remplacer à mi-mandat la moitié des élus sauf les Présidents et les maires.

 

                Ce texte a été envoyé par une lectrice à la suite de l’éditorial d’Alain Dumait :

En réponse à votre texte concernant l’argent des partis politiques et les retombées
pour les contribuables, je me permets de vous faire une suggestion qui vaut ce qu’elle vaut :
les partis politiques dépenseraient moins si toutes les élections se concentraient sur un
unique tour : peut-être assisterait-on à moins de compromis et de compromission,
pour ne pas dire de magouillages.
Il faut préparer l’opinion publique, en amont,  au travers des medias et s’organiser
dans ce sens  pour ne pas attendre le dernier moment et constater avec effarement, en aval,
les montant financiers pharaoniques engagés dans ces campagnes électorales ubuesques…
Bien cordialement et bravo pour ce que vous faites.

En réponse à votre texte concernant l’argent des partis politiques et les retombées pour les contribuables, je me permets de vous faire une suggestion qui vaut ce qu’elle vaut : les partis politiques dépenseraient moins si toutes les élections se concentraient sur un unique tour : peut-être assisterait-on à moins de compromis et de compromission, pour ne pas dire de magouillages. Il faut préparer l’opinion publique, en amont,  au travers des medias et s’organiser dans ce sens pour ne pas attendre le dernier moment et constater avec effarement, en aval, les montant financiers pharaoniques engagés dans ces campagnes électorales ubuesques…

Bien cordialement et bravo pour ce que vous faites.

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Le Parti libéral-démocrate (PLD) a diffusé un communiqué de presse à la suite des élections régionales, dans lequel il cite Contribuables associés sur le coût du scrutin :

L’autre cause de l’éloignement entre partis et électeurs est le financement public des partis : une double peine pour les citoyens-contribuables ! Censé mettre fin à la corruption, ce système leur fait subir à la fois une corruption endémique (et toujours peu sanctionnée) et la charge du grand train de vie des principaux partis. L’UMP bénéficie annuellement de 32 millions d’euros de versement de l’État, le PS de 19 millions ; ces versements en font des machines électorales semi-publiques, très hiérarchisées et destinées à assurer des carrières à des cadres obéissants. De plus, leurs candidats sont assurés du remboursement de leurs frais de campagne, ce qui les fonctionnarise et renforce le verrouillage de la vie politique. Pour illustrer cette dérive, le scrutin des régionales de 2010 a coûté près de 140 millions d’euros aux contribuables selon Contribuables Associés. Ces primes au sortant faussent la concurrence politique et compliquent considérablement l’émergence des candidats indépendants. Pour libérer la vie politique et réduire le déficit public, nous en demandons la remise en cause.

Concernant le budget nous proposons que celui de la strate à laquelle appartient la région,le département,,la communauté des communes ou la commune de l'année antérieure devienne le budget initial.Ensuite c'est à l'exécutif de présenter et de faire voter une modification de celui ci en expliquant et publiant les raisons de cette modification.