TAXE TOBIN ?

Publié le 11 Janvier 2012

"Taxe Tobin", le grand bluff
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La France "n'attendra pas que les autres pays soient d'accord pour mettre en oeuvre" une taxe sur les transactions financières, affirme Nicolas Sarkozy. Le gouvernement promet de présenter un texte en février. Mais sera-t-il voté ?

Le vrai risque, actuellement, ce serait de ne pas prendre de risque. » Fort de cette formule, qu'il a remise au goût du jour, Nicolas Sarkozy joue la rupture en cette fin de mandat : alors qu'on attendait une campagne, fondée sur un projet pour les cinq ans à venir, comme c'est naturel à 100 jours d'une élection présidentielle, le président sortant promet le vote de réformes majeures dans les deux mois à venir.

Cet activisme qui comporte à l'évidence une part de bluff - d'un strict point de vue technique, il est quasiment impossible de faire adopter des réformes avant la vacance du parlement, début mars-, vise bien sûr à faire passer l'adversaire François Hollande pour un candidat inerte et sans propositions. Ou à obliger le socialiste à préciser son programme, pour mieux l'attaquer, sans que le futur candidat Sarkozy ne dévoile pour autant le sien.

Le débat sur la TVA sociale étant médiatiquement lancé, avec tous les risques afférents -peut-on gagner une élection sur la hausse de la TVA ?-, place à la taxe Tobin, frappant les transactions financières. La France "n'attendra pas que tous les autres soient d'accord pour la mettre en oeuvre", a martelé Nicolas Sarkozy, dans un discours prononcé à la veille du week-end. Il y aura "un texte financier en conseil des ministres probablement en février" pour faire passer cette taxe, a précisé dimanche le secrétaire d'État au logement, Benoist Apparu. Ajoutant, histoire de jouer à fond sur le ressentiment des électeurs à l'égard des banquiers : "ce n'est pas parce que les financiers disent non qu'on va les écouter".

Les anglais n'en veulent pas

Angela Merkel, que le président français retrouve ce lundi à Berlin pour un déjeuner de travail, se montre plus que troublée par cette annonce inopinée. Car si l'Allemagne soutient l'idée d'une taxe sur les transactions financières, elle défend le projet conçu par la commission européenne et juge indispensable d'obtenir un consensus au sein de l'UE sur celui-ci, ce qui prendra bien sûr un certain temps. "Il faut commencer par clarifier les positions des uns et des autres", a déclaré le porte parole de la chancelière. On sait les britanniques farouchement opposés à ce projet. "Une taxe sur les transactions que ne serait mise en place qu'en Europe nous coûterait des emplois, nous priverait de revenus fiscaux, nous verrions partir énormément d'organismes financiers", a déclaré dimanche le premier ministre britannique, David Cameron.

Imaginée et théorisée par le prix Nobel James Tobin au début des années 1970 pour lutter contre la spéculation financière à court terme, cette taxe visait initialement les marchés des changes. Aujourd'hui, elle est vue comme beaucoup plus large, frappant la plupart des transactions, autres que les dérivés. Selon un rapport du cabinet 99 Partners, cette taxe pourrait rapporter jusqu'à 12,5 milliards d'euros à la France. Alors que France et Allemagne devraient dévoiler le 23 janvier leurs propositions communes sur l'assiette de cette taxe, la France, encouragée par le ralliement de certains de ses voisins européens à cette cause, comme l'Italie, peut-elle vraiment faire cavalier seul ? Cela paraît difficile, le risque étant grand de fragiliser le rôle de la place financière de Paris.

Ivan Best et Fabien Piliu - 09/01/2012, 07:24
Si la volonté de l'Elysée était vraiment L'EMPLOI,le centriste  Daubresse ,secrétaire général de l'UMP a calculé et informé que le transfert de 25 milliards d'euros sur une TVA créerait 114.000 emplois et augmenterait le salaire net de 3,8%. Qu'attend le gouvernement pour agir au lieu de faire de la COM...?
Ce coup nul en recettes ou dépenses entraînera une augmentation du nombre de salariés et du pouvoir d'achat de tous les salariés dont la conséquence immédiate est une augmentation du PIB. Cette augmentation se traduira par plus de recettes fiscales et moins de chômeurs.Ces augmentations devraient être affectées à la diminution des charges patronales pour rendre nos produits plus compétitifs. Ceci entraînera une nouvelle augmentation du PIB et nous rentrons ainsi dans un cercle vertueux:BAISSE DES CHARGES ET AUGMENTATION DU P.I.B.
Mais nos gouvernants ne connaissant le sens du mot BAISSE,est-il capable d'appliquer un tel raisonnement et sortir de l'emprise de l'oligarchie financière?
Souvenons nous de ce que disait Arthur Schopenhauer:Toute verité franchit 3 étapes. Elle est d'abord ridicule puis subit une forte pression pour l'enterrer et enfin elle devient une évidence. Nous sommes proches de cette 3éme étape. Ce qui se passe pour la crise va se passer pour LE LIBERALISME DEMOCRATIQUE.        
   

Rédigé par moulin

Publié dans #La Droite

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