RETRAITE:L'HYPOCRESIE DE L'UMP , DU PS ET DES SYNDICATS

Publié le 7 Novembre 2010

Le-contribuable-parisien-est-le-dindon-de-la-farce1-300x200Notre système fiscal et social est INJUSTE. La 1ére injustice est la différence de traitement entre les salariés du secteur privé et du secteur public.Les salaires en comprenant toutes les primes ,les conditions de retraite et le code du travail est plus avantageux pour eux que  ceux du secteur privé. A cette injustice la loi sur les retraites augmente encore ce degré d'injustice entre les salariés du secteur public et ceux du secteur privé. A ces différence de traitement il faut ajouter les conditions des parlementaires. On peut dire que le fond de leur pensée est:faite ce que je décide, mais pas ce que je fais.  Ils nous prenne pour des dindons qu'il faut plumer.

 

Contraints de réformer leur régime très avantageux, ils l'ont fait... tout en gardant des privilèges. Explications.

Les bancs de l'Assemblée Nationale
Les bancs de l'Assemblée Nationale | BEP/LE PARISIEN/Olivier CORSAN

1. Jusque-là, quels étaient les privilèges des députés ?

Comme l'avait déjà expliqué Le Post dans l'article "Retraites: quels sont les privilèges des parlementaires?", les parlementaires bénéficiaient jusque-là d'un régime hors-normes... et très confortable.

Les députés cotisaient double pendant quinze ans (
pendant les trois premiers mandats), puis une fois et demie pendant les cinq années suivantes. Résultat: ils pouvaient toucher une retraite à taux plein après seulement 22,5 ans de cotisation.

Du coup, en ayant fait un seul mandat, les députés avaient l'assurance de percevoir 1.557 euros de retraite par mois, à partir de 60 ans. La somme s'élève à 6 198 € après 22,5 ans de cotisation.

Actuellement, la retraite moyenne d'un député est de 2.700 euros par mois.

2. Et maintenant ?

Le bureau de l'Assemblée nationale a adopté mercredi "par un large consensus" cet aménagement du régime de retraites des députés. Tous les partis représentés au bureau de l'Assemblée ont adopté cette réforme, à l'exception du député Vert François de Rugy.

On pouvait imaginer que ce régime spécial institué en 1904 serait aligné sur le régime général. Et donc que les députés perdraient tous leurs privilèges.

Mais... ce n'est pas le cas puisque le système de double cotisation n'a pas totalement été supprimé.

nullLe système de "double cotisation" a en effet été remplacé par un système "facultatif", qui permettra aux députés de cotiser encore 1,5 fois sur leurs dix premières années (lors des deux premiers mandats), 1,33 sur le troisième mandat et 1,25 sur ceux d'après.

Comme le souligne Libération, même réformé, le régime restera donc très confortable.

Ainsi, d'après les calculs du quotidien, après cinq ans de mandat, un député touchera 1200 euros de pension (contre 1600 euros auparavant). Soit l'équivalent de ce que touche les Français après... près de 40 ans de cotisation.

Par contre, cette réforme aligne le régime des députés sur le régime général pour :
- l'âge légal de départ à la retraite (qui passe de 60 à 62 ans)
- le taux de cotisation (qui passera de 7,85% à 10,55%, soit le taux de cotisation actuel du secteur privé, d'ici à 2020)
- l'allongement de la durée de cotisation (41,5 ans de cotisation à l'horizon 2020 pour une retraite à taux plein).

La réforme devrait aboutir à une "baisse des pensions de 30%" à partir de 2012,selon le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP).

L'Assemblée justifie le maintien d'un régime spécial avantageux par le souci de "ne pas détourner de l'accès au mandat parlementaire certaines catégories socioprofessionnelles".

La réforme sera mise en oeuvre dès le lendemain de la promulgation de la loi de réforme des retraites, selon Bernard Accoyer.

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Sources : Liberation.fr, Les Echos.fr, La Tribune.fr, NouvelObs.com

Ce dessin est de Yvon Doffague

Dans un article précedent nous avions publié:

Pourquoi les fonctionnaires manifestent

Dans un article publié dans la revue La volonté PME, Agnès Verdier-Molinié, directeur de la Fondation iFRAP, décrypte les motivations des fonctionnaires grévistes à l’occasion de la réforme des retraites.

" [Les syndicats de fonctionnaires] espèrent limiter la convergence public-privé en faisant un maximum de bruit. [Ils] refusent l’idée qu’on aligne leur retraite sur celles du privé ! Ils ont compris que ce rapprochement leur sera défavorable, car chacun sait aujourd’hui que les pensions des retraités baisseront inéluctablement à l’avenir. "

Les grévistes ont-ils tous les droits ? Originalité du droit du travail français

Ne touchez pas au droit de grève : c’est le slogan que l’on n’a cessé d’entendre tous ces derniers jours. La moindre initiative des pouvoirs publics pour protéger les biens et les personnes, assurer la liberté du travail, contenir les violences a été critiquée, et a pu passer pour une provocation, au prétexte d’attenter au droit de grève.
Faut-il s’en étonner ? Le droit du travail français a multiplié les ambiguïtés et les incohérences en ce qui concerne la grève.

Source:contribuables associés

Rédigé par moulin

Publié dans #liberalisme

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