REFORME ET DETTE
Publié le 18 Janvier 2011
Mots clés : Jean-Claude Trichet, BCE
Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, s'est exprimé pour une amelioration du fonds de stabilité européens

Inflexible sur la maîtrise de l'inflation, rassurant sur la croissance économique et prudent sur la crise des dettes publiques. Invité dimanche soir du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, a dressé un bilan positif de l'euro. Depuis le 1er janvier 1999, la zone euro a créé 14,2 millions d'emplois, quand les États-Unis, dont la population est du même ordre de grandeur, n'en ont créé que 7,8 millions.
S'adressant aux eurosceptiques, il a rappelé que le dernier sondage d'opinion de l'Ifop réalisé en France, faisait état d'une majorité de 72% des Français opposés à une sortie de l'euro. On ne constate aucune «différence entre les sensibilités, de droite ou de gauche», a-t-il précisé. L'économie de l'Union monétaire «montre une capacité de rebond supérieure à ce qui était anticipé, et cela depuis le troisième trimestre 2009», a-t-il souligné. «La situation reste difficile mais elle est plutôt réconfortante», tout en reconnaissant que «la crise des risques souverains (des États) demeure» en Europe, mais aussi dans l'ensemble des pays avancés.
Alors que la hausse des prix à la consommation a atteint 2,2% sur les douze derniers mois dans l'ensemble de la zone euro, Jean-Claude Tricheta jugé que les taux d'intérêt «étaient à leur niveau approprié… On prendra toujours les décisions nécessaires pour assurer la stabilité des prix», a-t-il insisté. Il ne voit aucune contradiction entre un éventuel relèvement des taux directeurs de la BCE et la croissance. «On est dans une économie de marché. Les taux à deux, cinq, dix et cinquante ans, intègrent les anticipations d'inflation pour le futur. Si nous assurons la stabilité des prix et si on est crédible, nous assurons les taux d'intérêt (de marché) les plus bas». Il a par ailleurs admis que les derniers chiffres de hausses des prix à la consommation «ont pour explication quasi exclusive les prix de l'énergie».
En ce qui concerne les perspectives de croissance à moyen terme il a de nouveau regretté que les États n'aient pas engagé les programmes de réformes structurelles décidées à Lisbonneen 2000, ce qui a conduit le Conseil européen à s'engager pour de telles réformes à l'horizon 2020: «La France n'a pas fait assez de réformes structurelles et aurait un potentiel de croissance supérieur à ce qu'il est aujourd'hui (si elle les avait entreprises).» Quant aux 35 heures, il considère «que la plus grande flexibilité est nécessaire».
Concernant l'euro, il estime «qu'il n'y a pas de crise de la monnaie en tant que telle, mais des difficultés plus ou moins importantes des États à se financer». Le Fonds européen de stabilité financière, mis en place le printemps dernier, doit «être amélioré en quantité et en qualité de façon à être aussi souple que possible», a-t-il observé.
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Cet article est de Jean-pierre Robin du Figaro.
Le problème n'est pas l'euro mais LA DETTE de nombreux pays européens comme LA FRANCE. La solution est de diminuer les dépenses et le pouvoir d"achat comme le gouvernement le fait actuellement en créant de nouvelles taxes ou en modifiant le taux des taxes existantes ou en rabotant des niches fiscales.
ON NE PEUT PAS DEPENSER PLUS QUE L'ON GAGNE EN S'ENDETTANT .
Par contre:
L'Union européenne a offert une aide «immédiate» à la Tunisie pour préparer la tenue d'élections libres et va discuter de sanctions contre l'ex-président Ben Ali et son entourage pour empêcher les actions de déstabilisation.