PRESIDENTIELLE 2012
Publié le 16 Novembre 2011
Courrier - mercredi 09 novembre 2011
2012
Les douze propositions du collectif Audace 2012 que nous a présentées Guillaume
de Thieulloy dans le n° 814 seraient susceptibles de recueillir l’approbation de 95 % des Français, ce qui indique qu’il s’agit plus d’une liste de bonnes intentions que d’un vrai
programme politique. La seule idée concrète à en retenir est l’interdiction des déficits, car on ne peut prétendre réduire la dette en… l’augmentant tous les ans d’un montant
égal à 3 % du PIB.
La droite française est multiple et les « 4 Vérités » reflètent bien cette diversité. D’incontestables différences existent entre un croyant souverainiste et protectionniste et
un athée libéral, libre-échangiste et fédéraliste. Et, pourtant, je suis convaincu, comme sans doute la majorité des lecteurs de ce journal, que ce qui nous unit est plus déterminant que ce qui
nous divise, car nos différences me paraissent plus de l’ordre du spirituel ou du philosophique, alors que ce qui nous rassemble est plus du domaine politique, économique et social. De sorte que
l’élaboration d’un programme commun de gouvernement de la droite chrétienne, de la droite nationale et de la droite libérale me semblerait tout à fait réalisable, si elles en
avaient la volonté. Voici, en survol, quelques pistes envisageables.
La suppression du déficit serait rendue possible non par une augmentation des impôts, qu’il faut, au contraire, baisser (sauf la TVA), pour donner du pouvoir d’achat et
d’épargne, mais par la réduction des dépenses publiques : diminuer le nombre de fonctionnaires, fusionner le Sénat et le Conseil économique et social, garder le cumul des mandats
mais interdire celui des indemnités, supprimer les subventions aux syndicats et autres associations nuisibles…
Il faut ralentir l’immigration par des mesures concrètes, notamment réserver aux seuls Européens tous les avantages qui attisent les flux migratoires en notre direction.
Il faut instaurer une TVA sociale pour réduire les charges des entreprises et leur rendre leur compétitivité.
Il faut une perpétuité réelle pour les criminels les plus dangereux, et rétablir la « double peine » pour les délinquants étrangers (voilà qui va très vite vider les prisons et donc
permettre de substantielles économies).
On pourrait obliger les chômeurs indemnisés et les titulaires du RSA à quelques heures hebdomadaires de travail d’intérêt collectif.
Il faut changer le mode de scrutin et instaurer un vrai référendum d’initiative populaire.
Il faut faire la paix avec notre Histoire et en finir avec la politique du repentir.
Quand la situation intérieure se serait considérablement améliorée, grâce à l’application de ce programme, sur le plan sécuritaire et sur le plan économique, les velléités de repli sur soi, de
rétablissement des frontières ou de retour à une monnaie nationale seraient bien moins grandes, j’en suis convaincu.
Michel Lacourt
Ce progamme serait accepté par 92% des français.
L'excés de dépenses,tous azimut,laisse à penser comme indiqué:
La situation économique de la France est difficilement compatible avec la notation triple A sur sa dette, estime un rapport publiée mardi. Cette étude de la banque allemande Berenberg et du centre d’études européen The Lisbon Council, classe le pays en queue d’un classement évaluant l’état de santé des membres de la zone euro.
«Il faudrait tirer la sonnette d’alarme pour la France», souligne ce baromètre Euro Plus Monitor. «Parmi les six pays bénéficiant d’un triple A au sein de la zone euro, la France a obtenu la plus mauvaise note» selon l’étude qui place Paris en 13e position sur les 17 pays de la zone euro. «Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut rester en tête», indique l’étude avant une conférence qui doit se tenir mardi à Bruxelles en présence du président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy.
Selon cette étude qui prend en compte notamment la croissance, la compétitivité et la soutenabilité de la dette, la santé générale de la France la place entre l’Espagne (12e) et l’Italie (14e), deux pays qui sont actuellement dans le viseur des marchés et des agences de notation, signe que la France est elle aussi menacée de l’avis de l’étude par une contagion de la crise de la dette.....