POLITIQUE POLITICHIEN
Publié le 5 Novembre 2010
4 novembre 2010
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En 2008, à la question du Grenelle de l’environnement « Êtes-vous d’accord pour utiliser de l’électricité verte ? », 95% des Français ont sans doute répondu OUI. Mais en 2010, ils découvrent que la véritable question était « Êtes-vous d’accord pour utiliser de l’électricité verte… de 3 à 10 fois plus chère que l’électricité actuelle ? ». A cette question, 95% des Français auraient certainement répondu NON. Et pourtant, avec le développement des énergies vertes, le prix de l’électricité va continuer à augmenter.
La France s’est imprudemment engagée à produire 21% d’électricité renouvelable en 2020. Heureusement que l’électricité produite grâce aux barrages hydroélectriques construits par nos parents et grands-parents représente déjà 11,5%. Elle présente tous les avantages : renouvelable, disponible à la demande, peu chère. En comparaison, toutes les autres formes d’électricité verte sont très coûteuses.
Une énergie de grand luxe [1]
| Prix du MWh | |
| Vente par EDF à ses concurrents | 35 à 45 € |
| Rachat par EDF de l’électricité "verte" : | |
| Éolienne terrestre | 82 € |
| Éolienne marine | 130 € |
| Solaire photovoltaïque (au sol) | 266 à 352 € |
| Solaire photovoltaïque (bâtiment) | 370 à 580 € |
| Solaire thermodynamique | 328 € |
| Biomasse | 125 à 175 € |
(Ces tarifs sont si difficiles à croire qu’il est recommandé de les consulter sur le site du ministère). [2]
Ces coûts sont déjà ahurissants, mais ils n’incluent pourtant pas les diverses subventions fournies par l’État et les collectivités locales. Et pas non plus les surcoûts liés à l’extension du réseau électrique de transport et l’adaptation de sa gestion à des types de production aléatoire et dispersée. Enfin, l’utilité des MWh produits de façon aléatoire par les éolienneset le solaire est très inférieure à celle des MWh produits en fonction des besoins (hydraulique, nucléaire, thermique classique). L’iFRAP estime que, pour tenir compte de ce facteur aléatoire, il faut encore multiplier par deux le coût de ces énergies.
De par la loi, l’électricité verte est obligatoirement achetée par EDFà des prix fixés par le gouvernement. A ce niveau d’aubaine, particuliers et investisseurs se précipitent sur ces bonnes affaires et installent de plus en plus d’éoliennes et de capteurs solaires, dépassant toutes les prévisions et les capacités des industriels français. EDF répercute logiquement leur surcoût sur les consommateurs. La nouvelle augmentation de 3% du prix de l’électricité décidée pour janvier 2011 n’est qu’un début, la hausse se poursuivra au fur et à mesure de la mise en route de nouvelles installations vertes.
La France n’ayant pas besoin de cette électricité supplémentaire doit se concentrer sur des programmes de recherche sur les énergies renouvelables, pas sur la production de masse par des techniques qui ne sont pas rentables.
La prochaine fois, avant de dire OUI, il faudra soigneusement lire la fin de la question, même si elle est écrite en tout petits caractères.
En France, l’équivalent du Tea Party existe bel et bien.
Il a été constitué en association il y a déjà 20 ans.
Il a un journal « Le Cri du Contribuable ».
Son programme est simple : « trop de dépenses publiques, c’est trop d’impots ! »
Il compte quelque 200 000 adhérents et sympathisants déclarés.
Il s’appelle «Contribuables Associés»
Il a un porte-parole et un visage : celui de Benoite Taffin.
Un président : Alain Mathieu.