MENSONGE POLITIQUE
Publié le 5 Octobre 2010
Une mauvaise rhétorique fiscale !
Il était plus qu’urgent de rétablir rapidement
l’équilibre des comptes publics dès le lendemain de l’élection présidentielle de 2007. Et c’était le bon moment, dans la foulée de cette victoire, conformément à l’attente des électeurs de la
majorité. On a préféré tergiverser. On a dit, comme on le disait depuis plus de 30 ans : «attendons la reprise de la croissance»…
Cent fois le Président a dit : «je n’augmenterai pas les impôts». Il fallait donc réduire les dépenses. En laissant augmenter la dette, on augmentait les
impôts de demain. Nous y sommes…
Notre système fiscal (impôts + taxes + cotisations sociales) est chaque année plus complexe. Le code des impôts compte 1500 pages !… Chaque impôt comporte des exceptions, des exemptions, des
plafond et des seuils. Quelqu’un inventa un jour le terme de «niche fiscale». Chacune de ces «niches» correspond en fait à une volonté politique de l’Etat. Comme une «niche» est sensée
favoriser telle ou telle forme de consommation, d’investissement, de comportement ou de contrat, il est tout à fait surprenant que les «bénéficiaires» de ces «niches» soient ensuite
stigmatisés, alors qu’il se sont comportée en citoyens obéissants…
Ces «niches» sont sans doute des diminutions de recettes, mais certainement pas des dépenses budgétaires au sens strict du terme. «Raboter» les niches fiscales c’est donc augmenter les impôts…
De ce fait, l’engagement présidentiel, ré-interprété par le secrétaire général de l’UMP, devient : «nous augmenterons les impôts de quelques-uns, pas ceux de tous». Grosse finesse…
Ce ne sont pas les niches fiscales qu’il fallait raboter, ce sont les dépenses budgétaires ! Ce ne sont pas les fausses dépenses qu’il fallait réduire, mais les vraies !
Alain Dumait
En 2009 NOUS AVONS TRAVAILLE 13 jours de plus qu'en 2008 . CELA S'APPELLE UNE AUGMENTATION D'IMPÔT et depuis fin août nous vivons grâce à l'emprunt.Notre pays est vraiment mal géré et cela depuis plus de 30 ans et il est indispensable de changer de politiciens si l'on veut remettre LA FRANCE sur les rails.
Pour la seconde fois (la première était en juillet), le Premier ministre reconnaît que le rabotage des niches fiscales est une augmentation d’impôts, et non une baisse de la « dépense fiscale » (sic) comme on le présente d’ordinaire à Bercy.Enfin la VERITE.