MENSONGE=DEFAITE

Publié le 4 Novembre 2010


Des raisons de la défaite des démocrates américains

Des raisons de la défaite des démocrates américains
Sur les raisons de la défaite des Démocrates aux élections de mi-mandat, il est difficile de se faire une opinion objective à travers les médias français. Il faut en effet se rappeler que la presque totalité des journalistes français prennent leur inspiration dans le New-York Times, le Washington Post, le Herald Tribune, CNN alors que ces médias ne représentent que les vues des Démocrates et souvent les vues les plus extrêmes ; mais ils ignorent le Wall Street Journal ou Fox News, voire les décrient comme des extrémistes alors que ces médias sont suivis par l’autre moitié de la population.

barack-obama_scalewidth_300.jpgCeci les conduit à mettre sur le dos de la crise la défaite d’Obama alors qu’il s’agit d’une révolte beaucoup plus profonde, révolte contre les mensonges dont se nourrit une partie de la politique américaine depuis des années.

Mensonge comme le plan de réforme de Wall Street qui oublie de traiter des Fannie Mae et Freddy Mac, les deux organismes financiers de prêts hypothécaires d’où est partie la crise, car ayant prêté à tout va malgré les cris d’alarme du Wall Street Journal dénonçant la collusion entre le parti démocrate et les dirigeants de ces deux organismes. Mais Frank Barney, député du Massachussett, et Chris Dodd, sénateur du Connecticut, qui depuis longtemps manipulent les ficelles pour les Démocrates ont tout fait pour que la réforme ne touche pas la poule aux œufs d’or de leur parti. Dodd, d’ailleurs ne se représente pas car il est attaqué pour s’être fait octroyer à titre personnel des prêts immobiliers à des taux incroyablement bas.

Mensonge en ce qui concerne le plan santé qui fait reposer une réforme énorme sur le postulat que l’Etat est seul capable de réduire le coût des dépenses de santé aux Etats-Unis alors que l’Europe et la France en particulier apportent la preuve du contraire et se donne pour justification morale de faire disparaître 41 millions de non assurés en oubliant de dire que sur ces 41 millions, seuls environ 6 millions restaient sans assurance santé plus de 18 mois.

Mensonge en ce qui concerne la pauvreté croissante des classes moyennes américaines et l’accroissement des inégalités, cette légende admirablement concoctée par Piketty et Saez et reprise par des éditorialistes comme Paul Krugman du New York Times de façon tellement caricaturale que le plus naïf des lecteurs n’a pu manquer d’être étranglé par d’aussi grosses ficelles.

Mais l’Amérique reste encore le pays où les très petites entreprises, Joë the plumber , restent encore une énorme force électorale qui n’a pas abdiqué comme en France. Et les Américains savent avec leurs tripes que l’Etat n’est pas la solution mais le problème. Ils savent qu’on ne relance pas une économie en distribuant des $ à tout va, qu’une économie se relance en faisant confiance aux entrepreneurs pour prendre le risque d’investir et d’embaucher, en les persuadant que l’Etat fera tout pour alléger leurs charges et pour éliminer les obstacles, notamment bureaucratiques ; à peu près la politique inverse de celle suivie par les Démocrates et Obama, que ce soit sur ObamaCare la réforme financière, la réforme énergétique avortée, les mesures prises pour favoriser les syndicats en supprimant la concurrence des marchés publics ou accroissant sans mesure les retraites des fonctionnaires, ce qui met un certain nombre d’états en faillite.

Il reste maintenant aux Républicains à montrer qu’ils savent comme les Anglais retrouver le chemin d’un Etat maigre et plus efficace. Et pour commencer, qu’ils ne se laisseront plus prendre aux sirènes du « pork barrel », ces subventions en faveur de leurs propres circonscriptions glissées dans les textes votés ou qu’ils ne laisseront plus les traitements des fonctionnaires fédéraux croître deux fois plus vite que les salaires moyens du privé comme cela s’est passé sous Bush II.

Bernard Zimmern de l'iFRAP
Nos politiciens actuels(UMP OU PS) nous conduisent dans le mur.Aussi la société civile souhaite des élus respectant leurs propositions électorales, pour cela une seule solution: ELIMINER LES ELUS ACTUELS QUI NOUS GOUVERNENT OU NOUS ONT GOUVERNE(les éléphants du P.S)   
Alain Dumait

Les électeurs de Sarkozy sont aujourd’hui déçus, dans leur immense majorité.

Pourquoi ?

Ses porte-parole nous expliquent qu’il a, peu ou prou, tenus ses promesses de réformes. En ajoutant même celle du financement des régimes des retraites, qui n’avait pas été annoncée…

Certes, la croissance et l’emploi ne seront pas au rendez-vous de 2012. Et l’on sait que notre président raffolait des «subprime». Mais de là à le rendre responsable de la crise économique mondiale, il y a un pas que mêmes ses adversaires les plus résolus ne franchissent pas…

Chacun peut avoir son avis sur la raison principale du désamour entre le chef de l’Etat et ses électeurs de 2007.

Certains disent : «C’est  le boomerang du bling-bling»… Ou bien : «C’est la conséquence de l’ouverture à gauche»… «C’est parce qu’il n’a pas traité le problème de l’immigration»… «Ni celui de la sécurité…».

A mon avis, le plus grave est ailleurs.

C’est de n’avoir pas su, et même sans doute pas voulu, faire sauter les verrous qui permettent à quelques centaines ou milliers de nervis de bloquer le pays !
40 grutiers à Marseille, 250 contrôleurs aériens, 3 000 conducteurs de poids lourds et 10 000 enseignants peuvent à eux seuls bloquer la France et empêcher plusieurs dizaines de millions de personnes de travailler normalement et même d’aller et de venir ! Nous sommes tous des otages potentiels.

C’est inadmissible, et nous sommes le seul pays au monde où cela est possible.

Or, plutôt que de se polariser sur cette question, au tout début de son mandat, le nouveau président de la République, élu par une majorité de droite, préféra déjeuner et faire des câlins aux chefs des preneurs d’otages, les Thibault, Chérèque et  consorts !

Le déjeuner n’est jamais gratuit. Mais ceux-là ont vraiment coûté très cher aux Français !

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Rédigé par moulin

Publié dans #liberalisme

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