LEGISLATIVE 2012
Publié le 8 Mai 2012
Pour créer des emplois en relançant l'économie,cette proposition de Pierre Ygrier mérite d'être étudier. Notre gouvernement saura-t-il le faire? C'est la raison pourra laquelle nous pensons une
cohabitation avec une UNION DE TOUTES LES DROITES est indispensable. Cela est possible,mais il faut le vouloir.
Secteur le plus porteur de croissance le numérique est le grand absent de la campagne présidentielle. Tentative d’explications …et de solutions ?
-une affirmation avérée :l’économie numérique, secteur le plus dynamique de l’économie mondiale, représente désormais plus de 25 % de la croissance mondiale. Les investissements dans l’économie numérique sont identifiés comme les plus productifs, parce qu’ils accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie. En France, cet investissement est deux fois plus faible qu’aux États-Unis, et trois fois plus faible que dans les pays d’Europe du Nord, au Japon ou en Corée. Cela étant, d’après le cabinet McKinsey, le secteur a néanmoins créé 700000 emplois dans notre pays au cours des 15 dernières années.
- des perspectives plus que prometteuses : selon une estimation du Boston Consulting Group, la valeur de l’économie numérique va doubler d’ici 2016 !
- totalement transversal le numérique constitue un « outil » d’innovation dans tous les domaines.
- De nombreux emplois de l’économie numérique sont peu dé localisables : les réseaux de télécommunications, leur installation, leur gestion, ne sont pas « déplaçables ».
2- Atouts et faiblesses de la France
- Atouts reconnus dans plusieurs domaines : école mathématique françaises, expertise en compression de données, excellence en 3 D , fabrication (premier producteur de fibres optiques d’Europe !) ....
- Atouts potentiels extraordinaires. Un environnement porteur permettrait aux qualités de créativité et d’imagination de nos compatriotes de s’épanouir jusque dans les campagnes les plus reculées dans cette économie spécifique dont la matière première (l’information) peut être disponible partout !
-Mais il reste encore beaucoup à faire pour créer un environnement favorable à l’innovation tant sur le plan de la reconnaissance du secteur que sur celui de la construction de réseaux de très haut débit. En dépit du programme national très haut débit la France occupe, en Europe, une peu enviable 17 ème place dans de ce domaine (rapport Idate). Sur le critère « rapidité », notre pays serait même au 45ème rang mondial ! Comme nous l’avons dit maintes fois dans ces colonnes il est urgent de changer de cap !
A l’exception de domaines concernant la liberté et la sécurité (neutralité du net, hadopi etc...) importants certes mais qui débordent largement l’espace national, le sujet, essentiel à nos yeux, de l’aménagement numérique du territoire, « fondation » de tout l’écosystème, est quasiment absent de la campagne présidentielle. Deux raisons possibles à cette absence :
1-Le sujet n’est pas « électoralement » rentable
-Les français sont globalement satisfaits de leur connexion Adsl (sauf dans certaines zones rurales). Du fait de la (relative ) bonne qualité des infrastructures actuelles de haut débit( où la France est très bien placée) ils n’éprouvent pas le besoin de demander du très haut débit, dont ils ne savent d’ailleurs pas trop ce que c’est ? Or les réseaux de très haut débit en fibre optique (où la France est mal placée) sont les infrastructures de télécommunications de demain comme l’ont déjà compris de plus en plus de pays.
- Ils n’ont pas encore pris conscience des apports du numérique, hors les usages habituels de « consommation » ( messagerie, recherche d’infos, réseaux sociaux, triple play…) .Or, avec la téléprésence et les échanges simultanés, sécurisés et symétriques qu’autoriseront les réseaux optiques ces apports seront considérables dans tous les domaines .
2-Les freins culturels sont énormes, en particulier chez les décideurs
-les parlementaires ne sont pas suffisamment formés. Nathalie Kosciusko-Morizet avait tenté de mettre en place une formation mais la mise en œuvre s’est avérée délicate. Doit-on aller jusqu’à rendre cette formation « obligatoire » ??
-la haute administration joue plutôt un rôle de « ralentisseur » . Combien de rapports dont certains fort intéressants ( éducation, santé…) dorment dans les tiroirs des ministères ? L’explication ? « le numérique contredit la grande culture administrative française pyramidale, basée sur l'utilisation de notes internes, leur circulation et la validation de ces notes. Utiliser les outils numériques revient à limiter et contredire les usages traditionnels » (Distributique.com ). Et pourtant Dieu sait si l’administration française aurait besoin d’une révolution numérique dans tous les secteurs à commencer par celui de la santé comme en témoigne une interview décapante et émouvante d’un « ponte » français de l’Internet, Jean Michel Billaut
Pour toutes ces raisons ( et bien d’autres) le sujet n’est pas en haut de la pile des préoccupations des candidats !
- Un plan urgent :Les « fondations » d’une France numérique forte sont à l’évidence les infrastructures en fibre optique . L’infrastructure crée de la valeur. Une stratégie fibre volontariste créerait de nombreux emplois indirects pérennes . Contrairement à la construction des réseaux traditionnels la construction de réseaux numériques crée en effet 20% d’emplois directs et 80% d’emplois indirects !
Pour le cabinet Coe Rexecode qui a travaillé, entre autres, pour la préparation du G8, « Un investissement annuel de 2 milliards d’euros dans le déploiement de la fibre optique conduirait à un accroissement du potentiel de croissance français d’au moins 0,2 point par an. Ce supplément de croissance, de l’ordre de 4 milliards d’euros par an, montre que l’analyse coûts bénéfices de ces investissements est largement positive. Pour que l’économie française puisse en bénéficier rapidement, il est souhaitable que les conditions de réalisation de ces investissements soient satisfaites au plus vite ». Imaginons ce qu’apporterait un investissement annuel plus important !
-Un plan d’ensemble (concomitance villes& campagnes) pour optimiser l’ « atout espace » de notre pays . Avec l’installation de citadins en mal de campagne dans des ” campagnes intelligentes “ c’est l’ensemble du territoire qui participerait à ce vaste effort d’innovation indispensable à une « France forte » !
-Un plan éminemment politique: Devant les résultats peu probants de la stratégie actuelle l’Etat doit reprendre la mains dans 3 « directions » : 1-vote d’une loi de péréquation nationale comme pour l’électricité en son temps 2-création, à partir de la “base FT réseaux” d’un pôle public pour construire des réseaux communicants et interopérables, deux “qualités” de base que ne favorise pas la dispersion actuelle. 3-lancement d’un emprunt spécifique pour fibrer l’ensemble des foyers français avant 2020. Le taux d’épargne actuel devrait permettre une telle initiative
-Un plan en ligne avec les nouvelles orientations européennes : optimisation des dépenses dans la construction d’infrastructures de très haut débit mais aussi nécessité d’ajouter de la croissance à l’austérité ! «Nous avons besoin de croissance, de croissance sous forme d'initiatives pérennes, pas juste de programmes de conjoncture .... -mais de croissance comme Mario Draghi l'a dit aujourd'hui, sous forme de réformes structurelles», déclarait récemment Angela Merkel en réaction aux prises de position de Mario Draghi et Jean Claude Juncker en faveur d’un « pacte de croissance ».
La construction de réseaux de télécommunications du 21 ème siècle ne serait-elle pas l’exemple même d’initiatives pérennes ?
La question n’a manifestement pas été au coeur des préoccupations des candidats à la présidentielle. Les législatives seront, espérons le, l’occasion de dire aux candidats que l’industrialisation numérique doit être prioritaire, que leur responsabilité de législateur est de mettre en place un cadre règlementaire, technique et financier pour un fibrage généralisé du territoire.
Si la France veut avoir une place productrice et pas seulement consommatrice dans les révolutions numériques (économique, sociale, sociétale, environnementale) elle doit parier dès maintenant sur l’intelligence de tous ses habitants (ruraux et urbains) en leur permettant, grâce à des "fondations numériques" solides, d’élaborer les outils nécessaires à la libération des talents !
Auxillac le 4 mai 2012
Pierre Ygrié du WEB DU GEVAUDAN
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Pour relancer la croissance et donc l'emploi,cette proposition de Pierre Ygrier merite d'êtr étudier de prés par nos élus.Mais le gouvernement sera-t-il le
Notre gouvernement saura-t-il le faire?
Nous aurions besoin d'une cohabitation.
Cela est possible avec une majorité de
TOUTES LES DROITES aux législatives 2012.
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