Jérôme Karsenti, avocat de l'association anti-corruption Anticor.
"C'est une décision historique et extrêmement importante pour l'avenir de la démocratie, un message donné à l'ensemble des hommes politiques. C'est aussi la preuve d'une démocratie mature,
transparente, qui arrive aujourd'hui à faire le tri et à juger un ancien président de la République et à ce titre, je crois que c'est une décision historique et extrêmement importante pour
l'avenir de la démocratie française"
Anh Dao Traxel, fille adoptive de Jacques Chirac
"La décision du tribunal est trop, trop sévère pour lui. La justice a tranché, il faut la respecter et c'est malheureusement une grande douleur pour notre famille et pour Jacques Chirac".
Benoît Hamon, porte-parole du PS
"Je me félicite que la justice passe, qu'elle ne distingue pas les justiciables selon qu'ils soient puissants ou pas. C'est un bon signe pour la démocratie française (...). Il est incontestable
qu'on a un homme aujourd'hui affaibli, mais indépendamment de cela -quel que soit le respect que chacun doit avoir, y compris moi, à l'égard de l'ancien président de la République et de sa
personne- c'est une pratique à la Ville de Paris à l'époque qui se fondait sur les emplois fictifs qui est condamnée".
Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle
"On ne peut que regretter le retard pris pour instruire ce jugement. Si Jacques Chirac avait été jugé dans les mêmes conditions que l'ensemble des Français, les citoyens auraient aujourd'hui
une plus grande confiance dans la démocratie. Au lieu de cela, ce procès a été maintes fois évité, alors qu'il était nécessaire".
"J'invite M. Chirac à tirer les conséquences de sa condamnation et de fait, à démissionner du Conseil constitutionnel", a par ailleurs écrit sur Twitter l'ancienne juge d'instruction. Membre de
droit du Conseil constitutionnel en tant qu'ancien président de la République, Jacques Chirac n'y siège plus depuis mars 2011.
Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du
FN
"La France est malheureusement corrompue dans beaucoup de ses secteurs, mais nous avons été présidés par un délinquant pendant 12 ans, et mon adversaire de 2002 est quelqu'un qui aurait dû être
condamné à la prison", a jugé Jean-Marie Le Pen sur BFM TV, estiment que "le sursis n'a été attribué que pour des raisons d'âge et de sénilité".
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En France, la corruption rythme la vie politique depuis la fin des années 1980. Les juges se sont mobilisés, des élus ont été condamnés.
A l'heure actuelle, ...
La prochaine étape devrait être la condamnation d'un président POUR MANQUEMENT A SES DEVOIRS.