LA GREVE

Publié le 24 Septembre 2010

  • Tour d'Europe des pratiques de la grève

    Mots clés : syndicats, grève, dialogue social, UNION EUROPENNE

    Par Guillaume Guichard du figaro
    23/09/2010 | Mise à jour : 08:10
     

    De la France, championne d'Europe de la mobilisation avec 1,99 million de jours non travaillés pour cause de mobilisation en 2005, à l'Autriche, où la grève n'existe pas, tour d'Europe des traditions sociales.

     

     

    Plus de 1,4 million de jours de travail perdus en 2008 pour cause de grèves en France. Les chiffres bruts (nombre de grévistes multipliés par nombre de jours de grèves) sont conséquents. Mais il faut relativiser leur importance. «Les journées de travail perdues pour cause de grève représentent peu de choses, rapportées aux autres absences, notamment pour raison de santé», rappelle Andrew Watt, économiste à l'Institut syndical européen (ETUI). Un exemple: en Belgique, les jours de grèves représentent moins de 1% du total des jours «perdus» pour cause d'arrêts maladies ou autres.

    Surtout, la grève semble avoir perdu du terrain ces dernières années. Entre 1997 et 2006, le nombre moyen de jours perdus à la suite de grève s'est élevé à 39, contre 30,6 journées entre 2005 et 2009, note l'Observatoire européen des relations au travail (EIRO). Tour d'horizon des traditions sociales en Europe.

    La France et les pays du sud: la tradition de l'affrontement.Entre 2005 et 2008, la France a compté en moyenne 132 jours de travail par an et par employé, selon les chiffres de l'EIRO. Presque un record: seul le Danemark la dépasse en raison d'une mobilisation inhabituelle des infirmières et des aides maternelles en 2008.

    «Le grand nombre de conflits sociaux s'explique par la faiblesse des syndicats», explique l'économiste Nicolas Bouzou, d'Asterès. Question de tradition, aussi. «La force d'un syndicat, en France, consiste à gagner des votes lors des élections professionnelles et à mobiliser des salariés bien au-delà de ses seuls adhérents», ajoute Kurt Vandaele, de l'Institut syndical européen (ETUI). «En outre, en France et dans les pays du sud de l'Europe, les syndicats ont été durablement influencés par la pensée anarchiste.»

    Autriche, le pays où la grève n'existe pas. Le taux de syndicalisation atteint presque 100% en Autriche. Et les grèves sont quasiment inexistantes. «Les négociations sont centralisées, les syndicats ont le poids suffisant pour régler les problèmes par la négociation», décrit Andrew Watt.

    L'Autriche est une exception, mais d'autres comme l'Allemagne et les pays nordiques, se rapprochent de cette tradition de syndicalisme fort allié à la co-gestion. Le faible nombre de jours de grèves s'explique aussi dans ces Etats par la pratique des «grèves d'avertissement». Les employés se réunissent 30 minutes devant l'entreprise avant de se rendre à la table des négociations.

    Dans des pays comme le Danemark, la Suède ou encore la Belgique, le fort taux de syndicalisation s'explique en partie parce que ce sont les syndicats qui distribuent les aides d'Etat aux chômeurs. Ces dernières années, le gouvernement suédois a par exemple tenté de rendre les agences de l'Etat plus attractives que les syndicats dans ce domaine. Et le nombre d'adhérents a baissé, selon l'ETUI.

    Par Guillaume Guichard
    Rédacteur, Le Figaro
    CET EXEMPLE DE L'AUTRICHE MONTRE BIEN L'UTILITE DE LA CONCERTATION. C'EST DU LIBERALISME

091810_retraites.jpgQUEQUE SOIT LE NOMBRE DE PARTICIPANTS L'UMP ET LES SYNDICATS SERONT PERDANTS PARCE QUE NON REPRESENTATIFS. SEUL UN REFERENDUM PERMETTRAIT DE CONNAITRE L'AVIS DE LA POPULATION ET DONC DE DECIDER DE LA MESURE A PRENDRE.

LE NOMBRE D'ANNÉES DE TRAVAIL EST IMPORTANT. MAIS CE N'EST PAS LE SEUL. NOUS DEVRIONS METTRE EN PLACE UN SYSTEME DE BONUS-MALUS POUR LES CHARGES EMPLOYEUR INCITATIVES A EMBAUCHER DES JEUNES ET CONSERVER DES SENIORS

 

 

En France, l’association « Un Travail pour chacun » (UTC) a

calculé le coût du chômage en 1998 (1). Il ne suffit pas de

dire qu’il est socialement et financièrement exorbitant : 170

milliards d’euros (1100 milliards de F) par an (2), soit 2800

euros par habitant ; chiffres qui n’ont jamais été contestés,

mais qui donnent le vertige et font qu’on passe vite à autre

chose.

 

 

 Cela ne veut pas dire qu'il faut négliger le nombre d'années de travail.