LA DETTE DE LA FRANCE

Publié le 11 Août 2010

 
stratégies planétaires


FRANCE
L'endettement, bombe à retardement
pour imposer le libéralisme

L'endettement est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard.
Il n'y a alors plus de retour en arrière possible, ni d'autre choix que le l'anéantissement du pouvoir de l'état, et donc des citoyens...


Evolution de l'endettement de la France par les gouvernements successifs de 1981 à 2005
En bleu les gouvernements de droite (dominés par l'UMP, ex-RPR),
et en rose les gouvernements de gauche (dominés par le Parti Socialiste)

L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

En cas d'hostilité de l'opinion aux privatisations, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si les premier ministres qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard Balladur et Jean-Pierre Raffarin.
 

La dette de la France a dépassé en 2005 les 1100 milliards d'euros, soit 67% du PIB. L'endettement de chaque citoyen français (nouveau-nés compris) est donc de 18.300 euros. Le remboursement de la dette absorbe chaque année la totalité de l'impôt sur le revenu.

Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le détourner au bénéfice d'intérêts particuliers: corruption, subventions et allègements de charges accordés aux multinationales, travaux publics inutiles au grand bénéfice des entreprises de bâtiment (et des élus politiques qui perçoivent des commissions occultes sur les marchés publics).

Des groupes de personnes et des entreprises se sont ainsi enrichies, et cet enrichissement a été financé en endettant l'état, c'est à dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser l'argent dont ont bénéficié leurs "maîtres", sans oublier les intérêts de l'emprunt. Concrètement, ce remboursement se traduira par des augmentations d'impôts, une dégradation des prestations de l'état (sauf en matière de répression), la fin de l'état-providence, et la privatisation des dernières entreprises publiques (vendues à un prix très inférieur à leur valeur pour la collectivité et à l'argent des contribuables qui y a été investi pendant des dizaines d'années).

L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est important de préciser que les banques prêtent de l'argent qui ne leur appartient pas, puisqu'il s'agit en réalité de l'argent déposé par leurs clients. C'est donc leur propre argent que les citoyens vont devoir rembourser aux banques...

Comme on le voit, l'endettement est une bonne affaire pour tout le monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.
 

© syti.net, 2005

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy et pour son premier mandat elle se situera vers 1750 milliards d'euros.C'est à dire une augmentation RECORD  soit probablement 83% du pib

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La dette française,son évolution depuis 1978 à 2009:

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Sous la Présidence de Mitterand la dette a augmenté d'environ :200+400=600 milliards d'euros soit environ 57 millards d'euros par an,sous la Présidence Chirac:200+400=600 milliards d'euros soit 50 milliards d'euros par an et sous la Présidence Sarkozy en estimant 2010 et 2011 à 150 milliards d'euros par an le total sera voisin de 700 milliards d'euros soit 140 millirds d'euros par an. 

Rédigé par moulin

Publié dans #liberalisme

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