EDUCATION:COMPARATIF PRIVE/PUBLIC

Publié le 8 Juillet 2011

Reconnue d'utilité publique, la Fondation iFRAP analyse depuis 1985 l'efficacité des politiques publiques et des administrations afin de proposer des réformes concrètes
Société civile n°114 - Le 29 juin 2011 par Agnès Verdier-Molinié et Charlotte Uher

Éducation : l’enseignement public beaucoup plus cher que le privé
Éducation : l'enseignement public beaucoup plus cher que le privé


Avec, en 2009, 9,95 millions d’élèves scolarisés dans le public et 1,98 million d’élèves scolarisés dans le privé sous contrat, la France a la chance d’avoir deux systèmes d’éducation comparables : le public et le privé sous contrat. Au-delà de la question de la qualité de l’enseignement, l’idée de ce dossier est de mesurer si, entre enseignement privé et public, la dépense (en incluant les dépenses de l’État, des collectivités, des familles et des entreprises) est similaire par élève et par an. Dans un contexte de raréfaction des deniers publics, nous avons cherché à évaluer l’efficience budgétaire des deux modèles d’enseignement.

Nos premiers chiffrages issus des données statistiques du ministère de l’Éducation nationale font ainsi apparaître que l’enseignement public serait entre 30 et 40 % plus cher que le privé, même en intégrant les dépenses des familles, pour des résultats sensiblement similaires – voire meilleurs – dans le privé.

Question : d’où viennent ces écarts très importants ?

Certainement d’une addition de facteurs qui renchérissent fortement l’enseignement public par rapport à l’enseignement privé sous contrat. Nous avons cherché à montrer et expliquer la nature de ces écarts, en consultant les meilleurs experts des enseignements public et privé sur ce sujet. Plusieurs pistes d’explications de l’écart de dépenses sont possibles : les salaires, les retraites, les investissements…Nous avons suivi ces pistes afin d’expliquer l’écart de coût entre enseignement public et enseignement privé.

Au final : 1.951 euros de surdépense par élève du premier degré et 2.788 euros de surdépense dans le second degré.

En cause :
- le coût des retraites publiques ;
- des investissements plus importants pour les écoles, collèges et lycées publics ;
- le coût des personnels techniques dans le public.

Mais même en supprimant ces « biais », l’enseignement public reste 1.313 euros plus cher dans le premier degré et 721 euros plus cher dans le second degré.

A lire dans ce dossier :

- Comparaison des retraites des enseignants du public et du privé
- Le coût de l’enseignement pour les familles
- Le financement de l’éducation par les collectivités locales
- Les propositions de la Fondation iFRAP

                      L'éducation de nos enfants  coûte plus cher à l'école public qu'à l'école privée pour des résultats moindres. Faudra-t-il privatiser l'école public pour obtenir des résultats satisfaisants? Cette question devrait pouvoir être posée au peuple par référendum d'initiative populaire puisque nos élus n'ont pas le courage de traiter ce problème et donc le peuple devra s'emparer.

Le Figaro Magazine | DÉSINTOX sur l'Éducation nationale


Le Figaro Magazine reprend les principales conclusions de notre dossier sur l’Éducation :

DÉSINTOX

« Non, ce n’est pas le coût des retraites qui rend l’enseignement public beaucoup plus cher que le privé. Une étude à paraître de l’iFRAP vient de balayer cet argument bien connu en établissant pour la première fois que « hors retraites et dépenses d’administration centrale, le surcoût par élève est de 1380€ dans le premier degré et de 1520 dans le second degré ». Et si l’on enlève aussi les investissements (plus élevés dans le public), l’écart demeure : 1313 et 721€. La seule explication possible ? Plus pauvre et plus performant, l’enseignement privé sous contrat est mieux géré. »

 

 

 

 

 

M. Bernard Depierre(dépuré UMP de COTE D'OR) attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

 

sur les méthodes d'apprentissage dispensées dans les établissements scolaires de classe préparatoire. Il existe deux

 

principales méthodes d'apprentissage de la lecture : la méthode syllabique et la méthode globale. Aujourd'hui, 40 % des

 

enfants sortant du primaire éprouveraient des difficultés de lecture et d'écriture, 15 % des élèves de CM2 ne les

 

maîtrisent pas. Or pour tout individu, tant sur un plan d'épanouissement personnel que pour son avenir scolaire et

 

professionnel, savoir lire et comprendre ce qu'il lit est essentiel. De nombreuses études ont été réalisées dans ce

 

domaine, les unes défendant la méthode globale, les autres défendant la méthode syllabique. Ainsi, il souhaiterait

 

savoir les mesures qu'envisage le Gouvernement afin de remédier à une telle situation.

 

Source le J.O du 28/06/2011

Rédigé par moulin

Publié dans #Depenses

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