DEMOCRATIE
Publié le 18 Octobre 2010
REFERENDUM SUR LES RETRAITES
S’agit-il de l’apparition de la démocratie directe dans la vie politique française ?
Le Parti Socialiste et ses alliés ont lancé l’idée d’un référendum sur les retraites. Tous les moyens sont bons pour contesterle Parlement, et l’empêcher de légiférerer sur un sujet qui pose, en effet, un problème de société. Ici même nous avons regretté la légèreté avec laquelle la réforme des retraites a été abordée, discutée et (vraisemblablement) adoptée.
Mais la gauche semble vouloir contesterle principe même de la démocratie représentative. Une contestation par la rue d’abord : les syndicats veulent prouver que la voix de la rue est plus importante que les voix des urnes, et les manifestations plus démocratiques que les élections. Benoît Hamon soutient que lorsqu’une manifestation a l’approbation de 70% des Français, et que le gouvernement n’en tient aucun compte « la démocratie est bafouée ».
A la contestation par la rue devrait donc succéder la contestation par les urnes. Mais pas celles des consultations passées, celles d’un referendum d’initiative parlementaire ou populaire (comment faut-il comprendre la réforme de l’article 11 de la Constitution intervenue en 2008 ?). D’une part, cette procédure ne peut aujourd’hui se pratiquer, car les textes d’application de la réforme n’ont jamais été votés, ils devraient l’être au cours d’un débat qui suivrait…la réforme des retraites.
D’autre part, si l’on veut faire revivre la démocratie directe, il faut l’articuleravec la démocratie représentative, au risque de vidercelle-ci de toute signification et de tout pouvoir. La démocratie directe a d’énormes avantages. Mais elle ne peut ignorer totalement la démocratie représentative. La solution est donc soit dans un système suisse où le peuple est consulté par referendum à la demande des citoyens ou des élus, mais dans des cas précis énumérés par la loi (par exemple sur la fiscalité ou la propriété) et suivant un processus établi, soit dans un système italien où est pratiqué le referendum négatif, les citoyens demandant que le peuple approuve ou désapprouve un texte voté par le parlement.
Il est vrai que lorsque le Parlement épouse systématiquement les vues de l’exécutif en place, son pouvoir politique apparaît comme vain, il a perdu toute légitimité
démocratique.
Mais, en l’espèce, on est loin de ces considérations, et on jugera la proposition de la gauche comme une simple manœuvre dilatoire. D’ailleurs les syndicats ne sont pas chauds pour ce recours aux urnes, ils préfèrent la rue et la grève, c’est leur terrain de prédilection.
De toutes façons, l’organisation du référendum étant encore de la compétence du président de la République, celui-ci n’a aucune envie de courir le risque d’un rejet massif, qui plomberait sa candidature en 2012. Vicieuse ou sincère, pas de démocratie directe en France aujourd’hui.
Le 13 Octobre 2010
Source:ALEPS
La crise financière a certes été endiguée et le système bancaire rassuré, mais à quel prix ? L’affaissement économique qui en est résulté n’a été provisoirement contenu qu’au prix d’une injection massive de fonds d’Etat qui a fait exploser les déficits et l’endettement.
Source:les 4 vérités
Compte tenu de l'état de notre pays l'UMP perdra toutes les élections sauf si notre président dissout l'assemblée nationale et s'engage à prendre comme 1er ministre le ou la secrétaire du parti arrivé en tête à cette élection.